BERLIN (AFP) – L’international néerlandais du Bayern Munich Arjen Robben ne passe pas inaperçu depuis la reprise du championnat, grâce à ses dribbles déroutants et à un caleçon long pour se protéger du froid qui ne plaît à la Ligue allemande (DFL), révèle mercredi le magazine Sport Bild.
Selon la DFL, Robben enfreint la règle 4 concernant l’équipement des joueurs qui stipule très sérieusement que “la couleur des caleçons doit être conforme à la couleur principale du short”.
Or Robben, auteur de trois buts lors de ses quatre derniers matches en Bundesliga, a opté pour un caleçon gris chiné qui jure quelque peu avec le rouge vif du short du Bayern Munich.
Le club bavarois, actuellement 2e du championnat, s’est saisi du problème, a assuré mercredi son directeur sportif Christian Nerlinger qui, avant d’affronter Wolfsburg samedi, envisage de teindre en rouge le caleçon-fétiche du joueur ou de lui en fournir un autre rouge.
Arrivé en août du Real Madrid, Robben a lui-même reconnu que son inélégant pantalon ne lui avait pas valu que des compliments: “Ma femme non plus ne le trouve pas très beau, mais c’est juste quelque chose de fonctionnel”.
ROME (AFP) – Le gardien emblématique de la Juventus Turin Gianluigi Buffon a déclaré mercredi que le club traversait “la période la plus difficile” depuis dix ans, mais rappelé qu’il lui restait des objectifs cette saison: l’Europa League et la qualification pour la Ligue des champions.
“Je ne peux pas expliquer ce qui s’est passé, mais sur les dix dernières années, c’est la période la plus difficile, Serie B comprise”, a déclaré Buffon, capitaine de la Juve, lors d’une conférence de presse.
La Juventus, qui avait passé une saison en Serie B en 2006/2007 après un scandale de matches truqués, a été éliminée de la Ligue des champions et expulsée du podium du championnat après une accumulation de résultats catastrophiques.
Son jeune entraîneur Ciro Ferrara a été limogé la semaine dernière et remplacé par l’expérimenté Alberto Zaccheroni. Portant, les mauvais résultats “ne sont pas la faute d’un seul mais de nous tous”, a estimé Buffon, se disant “désolé pour Ferrara, qui a payé pour tout le monde”.
Désormais, “nous jouons l’Europa Leage pour la gagner et le championnat pour nous qualifier en Ligue des champions”, a rappelé le gardien, qui espère une qualification directe mais se contenterait d’une 4e place, synonyme de tour de barrage.
“Pour le titre, la discussion est close, à cause de l’avance (15 points avec un match en moins) et de la force de l’Inter”, a reconnu le portier international, revenu à la compétition mi-janvier après une opération du ménisque gauche un mois plus tôt.
Pour autant, Buffon, qui était resté à la Juve lors de la relégation en 2006, s’est montré toujours aussi loyal: “Est-ce que je voudrais jouer à l’étranger ? Oui, avec la Juve en Ligue des champions l’année prochaine”.
PORT-AU-PRINCE – “Plus de 200.000″ Haïtiens ont perdu la vie lors du séisme qui a dévasté Port-au-Prince le 12 janvier dernier, a annoncé mercredi à l’AFP, le Premier ministre Jean-Max Bellerive, révisant à la hausse un précédant bilan de 170.000 morts.
“Il y a plus de 200.000 personnes qui sont clairement identifiées comme étant des personnes qui sont mortes”, a déclaré le Premier ministre, dans un entretien à l’AFP.
Le chef du gouvernement a également fait état de 300.000 blessés, admis “soit dans des hôpitaux, soit dans des centres de santé, ou bien dans des centres ambulatoires”.
Citant les derniers chiffres en sa possession, M. Bellerive a précisé que 4.000 personnes avaient dû être amputées au lendemain de la forte secousse qui a jeté un million d’Haïtiens dans la rue.
“Il y a plus de 250.000 maisons qui sont détruites”, a ajouté le Premier ministre, et “environ une trentaine de milliers d’entreprises commerciales”.
“En terme de chiffres, c’est un désastre au niveau planétaire”, a jugé M. Bellerive: “ce sont des chiffres qui sont les plus extrêmes de ces dernières 20 ou 30 années”, a-t-il dit, faisant références aux autres désastres survenus dans le monde.
“Donc ce n’est pas seulement un désastre qui peut être géré seulement à partir d’Haïti”, a-t-il conclu.
AFP
La sélection de la Guadeloupe rencontre ce soir une équipe composée de joueurs haïtiens évoluant dans les championnats antillo-guyanais. Le match se joue au stade des Abymes à 20h.
Ce match est organisé afin de venir en aide au football haïtien, totalement sinistré depuis le séisme du 13 janvier dernier.
Cette opération a été mise sur pied par Mario Joseph, un Haïtien ayant joué dans la division d’honneur guadeloupéenne, en collaboration avec la LGF.
Les « Gwada Boy » seront donc opposés aux « Amis d’Haïti », ce soir à partir de 20h, au stade René-Serge-Nabajoth, des Abymes.
La sélection haïtienne est composée de joueurs haïtiens évoluant dans les différents championnats Antillo-Guyanais.
Cette initiative sera reconduite en Guyane, le 17 avril prochain. Aucune date, pour l’heure, n’a été arrêtée pour la Martinique.
Karen Bourgeois – DOMactu.com
L’Église catholique, notamment à travers les congrégations religieuses, très présentes dans l’île, a payé un lourd tribut au tremblement de terre
« Le P. Emmanuel Guillaume (de la congrégation des Pères de Sainte-Croix), a été enseveli sous les débris de l’université de Quisqueya. Son corps a été retiré des décombres avec six autres camarades dont deux séminaristes salésiens et une sœur de Sainte-Anne. » « Huit séminaristes montfortains, qui venaient de sortir de la faculté de théologie étaient dans leur véhicule, prêts à partir quand l’immeuble s’est effondré sur eux.»
Les messages, par Internet, téléphone, se succèdent, sans que la litanie semble prendre fin. Plusieurs tentatives ont été menées ces derniers jours pour répertorier les pertes humaines et matérielles, notamment à travers le réseau local du CCFD-Terre solidaire, mais les bilans restent partiels. Outre l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge-Miot, son vicaire général, Mgr Charles Benoît et son chancelier, selon les évaluations, quarante à cinquante religieux et religieuses au moins seraient morts dans le séisme.
Parmi ceux-ci, de nombreux jeunes en cours de formation : séminaristes, profès, etc. Douloureusement touchées, les Filles de Marie ont perdu treize sœurs, dont leur supérieure provinciale, ainsi que trois employés. Les Filles de la sagesse six religieuses, les Frères de l’instruction chrétienne, deux religieux, les Petites Sœurs de Sainte Thérèse, quatre religieuses, sept professes, les Salésiens trois religieux…
Il ne reste pratiquement plus rien de la cathédrale
Beaucoup sont jeunes : « Le Frère Charles Junior Moise a laissé le grand séminaire Notre-Dame juste quelques minutes avant », peut-on lire sur le site Internet du vicariat des frères dominicains en Haïti. « Avant d’arriver à la maison il a appris que là où il venait de dispenser un cours, le bâtiment s’est effondré avec les séminaristes dedans et nombreux sont morts sous les décombres. »
S’ajoute à cette liste macabre celle, plus longue encore, des élèves décédés dans l’effondrement des établissements catholiques où ils étudiaient en cette fin d’après-midi du 12 janvier. Une centaine d’enfants auraient ainsi été ensevelis dans le collège Saint-Louis de Gonzague des Frères des écoles chrétiennes, 200 ou 300 jeunes dans le collège de Bourdon, des Sœurs de la Charité Saint-Louis… 300 étudiants ont également péri à l’intérieur de l’école Saint-Gérard des Rédemptoristes.
Les pertes matérielles, elles aussi, sont nombreuses. Il ne reste pratiquement plus rien de la cathédrale de Port-au-Prince, ni d’ailleurs de sa voisine épiscopalienne. Une dizaine d’autres églises du pays se seraient également effondrées. Le grand séminaire de la capitale est à terre. Quant aux communautés religieuses, toutes déplorent l’effondrement de nombre de leurs bâtiments. À elles seules, les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny (toutes saines et sauves), ont perdu quatre maisons communautaires, trois écoles et un nouvel orphelinat…
Anne-Bénédicte HOFFNER
Source: la-croix
Dans les paroisses catholiques et protestantes de France, un mouvement de solidarité de grande ampleur s’est développé depuis le séisme. Veillées de prière, collectes de dons, concerts de soutien… les initiatives de solidarité en faveur d’Haïti se sont multipliées.
De mémoire de curé, le P. Stéphane Esclef n’avait jamais vu pareille mobilisation à Notre-Dame de Lourdes, sa paroisse des hauteurs de Ménilmontant, à Paris. La collecte organisée après la veillée de soutien à Haïti le 20 janvier dernier a rapporté 5200€, là où une quête dominicale ne dépasse jamais 300€.
« Aucune mitraille : je n’ai vu dans les corbeilles que des billets ! Ma communauté, pourtant pauvre, s’est saignée aux quatre veines pour les victimes du séisme », s’exclame-t-il. Le chèque global a été porté à l’autel lors de l’offertoire, le dimanche suivant, et sera remis aux Oblats de Marie Immaculée, communauté très investie dans l’île, dont fait partie un prêtre haïtien de la paroisse.
« J’ai été extrêmement touché de voir l’église archi-comble pour notre veillée de prière », témoigne de son côté le P. Jean Francique, prêtre haïtien de la paroisse Saint-Luc, à Clermont-Ferrand. Depuis trois ans, Saint-Luc est jumelée avec Saint-Antoine de Padoue, dans le centre de Port-au-Prince. La générosité des paroissiens clermontois avait permis, entre autres, de bâtir une cantine pour les enfants de la rue à Haïti.
«Les besoins sont tellement grands. Par où commencer?»
Mais de Saint-Antoine, il ne reste aujourd’hui que des ruines. Bouleversés par la catastrophe, les paroissiens de Saint-Luc ont rassemblé 20 000€ en l’espace de quelques jours. Ils se retrouveront ce soir encore à l’église du Sacré-Cœur pour une deuxième veillée de prière et de témoignages. Leur curé, le P. Philippe Kloeckner, également directeur du pôle Amérique latine à la Conférence des évêques de France, sera, lui, en route pour Port-au-Prince. Avec Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et président de Pax Christi France, il est parti évaluer l’étendue des besoins. Le Cefal a déjà reçu au 29 janvier plus de 78 000€ de dons.
À Rennes aussi, une messe a réuni paroissiens d’origine haïtienne et d’ailleurs dans une église « pleine à craquer ». Deux témoignages très forts y ont été donnés : celui d’une Haïtienne qui vit en France et dont la famille a tout perdu dans le séisme, et celui d’une Française dont l’enfant en cours d’adoption a perdu la vie.
Le P. Jean-Yves Urfié, spiritain, s’apprête à partir pour trois semaines en Haïti – où il a vécu 44 ans « dans les montagnes », comme missionnaire – chargé de « secours ». En chemin, il s’arrêtera à Miami pour réfléchir avec les anciens élèves du collège Saint-Martial à sa reconstruction. « Les besoins sont tellement grands. Par où commencer ? », s’inquiète-t-il. Sur place, il va préparer la venue, cet été, de deux équipes d’étudiants rennais « pour participer à des opérations de reboisement ou de reconstruction de maisons ».
«Ce sont les jeunes qui m’ont pressé»
Comme à Paris, Rennes et Clermont-Ferrand, les initiatives de solidarité se multiplient depuis trois semaines au sein de l’Église de France. À Saint-Denis, où une grande célébration a eu lieu dimanche à la basilique, en concertation avec la mairie, des chrétiens de la ville essaient de mettre sur pied une cellule permanente d’accueil et d’écoute où « les gens qui le souhaitent pourraient venir consulter des juristes et des psychologues », explique le P. Eugène Doussal, recteur de la cathédrale.
Côté protestant, la Plate-forme Haïti est en contact quotidien avec la Fédération protestante d’Haïti, pour qui elle a collecté à ce jour pas moins de 200 000€. « Chacune de nos paroisses a lancé des collectes d’argent ou de vêtements » raconte le pasteur Rodrigue Valentin, le coordinateur.
Bien souvent, ce sont en effet les fidèles eux-mêmes qui ont impulsé une action en faveur d’Haïti. Ainsi à Bondy Nord, où des jeunes de l’aumônerie ont donné un concert de pop louange et de hip-hop lors d’une journée solidaire organisée dimanche avec le CCFD et la Fidesco. Chaque groupe de musiciens a même composé un titre pour l’île sinistrée. « C’est nouveau : d’habitude il faut un peu les pousser, mais cette fois, ce sont eux qui m’ont pressé en me demandant : ‘Qu’est-ce qu’on peut faire ?’ », constate le P. Marc Fassier, curé de la paroisse du Christ-Ressuscité.
Le Secours catholique a reçu à ce jour 5,5 millions d’euros
À Nantes, un concert « Solidarité-Haïti » rassemblera 22 chorales, liturgiques et non confessionnelles, dimanche 7 février dans l’église Sainte-Thérèse à l’initiative des choristes de l’association Lourdes cancer Espérance. « Le but de notre chorale, ‘Les voix de l’Espoir’, est de s’épauler dans l’épreuve. Soutenir Haïti relevait de l’évidence », explique Brigitte Jaheny.
La mobilisation pour Haïti a, de fait, suscité des collaborations inédites. L’ensemble des radios chrétiennes de France, associées au Secours catholique et à l’Aide à l’Église en détresse (AED), ont lancé « un appel à la générosité du public » pour reconstruire Radio Soleil, la radio catholique de Port-au-Prince.
Pour la première fois également, 13 associations, mouvements et services de l’Église catholique en France (CCFD Terre solidaire, Délégation Catholique pour la Coopération, Société de Saint-Vincent-de-Paul, Scouts et Guides de France, Guides et Scouts d’Europe…) ont lancé un appel commun, relayé dans les paroisses. Le Secours catholique a reçu à ce jour 5,5 millions d’euros de dons, dont 1,3 million par Internet et 200 000€ par SMS. Après avoir débloqué une première aide d’urgence de 50 000€, l’AED, elle, a envoyé 70 000€ pour soutenir 200 séminaristes diocésains.
«Établir des liens durables»
Si l’île est toujours plongée dans l’urgence, les Églises sont déjà soucieuses de pérenniser les aides mises en place. Ainsi, la Fidesco, qui envoie depuis 10 ans des volontaires de solidarité internationale en Haïti, a ouvert un fonds de solidarité post-urgence.
De même, pour dessiner les initiatives à long terme, une conférence-débat pilotée par l’hebdomadaire protestant Réforme, la Fédération protestante de France et la paroisse de l’Oratoire du Louvre aura lieu dimanche 7 février à Paris avec la Plate-forme Haïti, et différentes ONG évangéliques.
« Nous sommes en train de recueillir des témoignages d’étudiants haïtiens afin de sensibiliser les participants à la rencontre Chrétiens en grandes écoles, ce week-end, à Toulouse», raconte de son côté le P. Hubert Hirrien, jésuite, aumônier des CGE. Il communique régulièrement avec son homologue à Port-au-Prince, le P. André Siohan, afin de bâtir des parrainages. « Nous voulons établir des liens durables entre étudiants des deux pays, explique-t-il. À partir de là que nous verrons comment aider les jeunes Haïtiens pour les mois à venir ».
Anne-Bénédicte HOFFNER ET Céline HOYEAU
Source: la-croix.fr

We have: 624,336 Readers. Join Us via Twitter<, Haititempo, Google+, Email and RSS.
© 2011 Haititempo Inc. All Rights Reserved. Terms of Service. Contact.