L’Américain Floyd Mayweather remontera sur le ring le 1er mai prochain pour y affronter son compatriote Shane Mosley.
Invaincu en 40 combats (25 victoires avant la limite), Floyd Mayweather va affronter son compatriote Shane Mosley dans la catégorie des welters. Ce dernier a effectivement accepté de se soumettre à des contrôles sanguins inopinés, ce qu’avait refusé Manny Pacquiao, entraînant l’annulation d’un combat initialement prévu le 13 mars prochain à Las Vegas.
Sport24.com
PARIS (AFP) – La ministre de la Justice critique le nombre insuffisant d’interpellations réalisées par les forces de police lors d’incidents à l’occasion de matchs de football, dans une lettre au ministre de l’Intérieur rendue publique jeudi par Europe 1 et le Parisien.
Dans la lettre qui commence par “Cher Brice” et s’achève par la mention “amitiés”, la ministre écrit: “je déplore que les procureurs de la République soient saisis d’un nombre insuffisant de procédures faisant suite à ces interpellations à l’issue des matchs”.
Selon le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, “ce document est une lettre de ministre à ministre et n’avait pas vocation à être publié”. “Cela fait partie des échanges normaux de ministre à ministre et toute interprétation politique est inutile, ridicule et abusive”, a-t-il dit à l’AFP, précisant que les deux ministres “se sont téléphonés jeudi matin”.
Dans le courrier, Mme Alliot-Marie remarque “la difficulté d’intervention des forces de l’ordre dans ou aux abords des enceintes sportives” . Elle ajoute qu’il n’en “demeure pas moins que l’absence ou la quasi absence d’interpellations à l’issue des graves incidents ayant accompagné de récentes rencontres à Grenoble et à Lille ne me parait pas de nature à mettre un terme au comportement des supporters les plus violents”.
“J’ai demandé aux parquets de s’assurer que des enquêtes approfondies soient réalisées à partir des enregistrements vidéo établis lors de ces matchs aux fins d’identifier a posteriori les fauteurs des troubles et d’engager ensuite des poursuites à leur encontre”, ajoute la ministre.
Rappelant qu’un représentant d’un parquet est présent dans le stade lors des matchs à risques, Mme Alliot-Marie souligne que “cette implication des parquets n’a de sens que si un nombre significatif d’auteurs d’infractions sont identifiés et placés en garde à vue”.
“Michèle Alliot-Marie a toujours eu le même message sur la nécessité de bien coordonner l’action de la police et celle de la justice”, a ajouté M. Didier.
En octobre dernier, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie avait réclamé dans une circulaire aux procureurs une “réponse pénale particulièrement ferme et rapide” aux violences dans les stades.
Ce n’est pas la première fois que la ministre de la Justice exprime un désaccord avec M. Hortefeux, qu’elle a précédé au ministère de l’Intérieur.
A propos de la volonté du ministre de l’Intérieur d’aggraver les sanctions pénales en cas d’agression de personnes âgées la semaine dernière, la garde des Sceaux avait répondu: “les propositions en matière pénale sont faites soit par le ministre de la Justice, soit par les parlementaires”.
PARIS (AFP) – L’Etat togolais a porté plainte à Paris pour “acte de terrorisme” contre un mouvement rebelle du Cabinda, dont le chef est Français, après l’attaque contre l’équipe de football du Togo en janvier en marge de la coupe d’Afrique des nations en Angola, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Cette plainte avec constitution de partie civile vise le groupe rebelle du Cabinda, le Flec (les Forces de Libération de l’Etat du Cabinda/Position Militaire) qui avait revendiqué l’attaque contre le bus transportant l’équipe togolaise, ainsi que la Confédération africaine de football (CAF) et son président Issa Hayatou, a précisé cette source.
Les chefs de cette plainte, déposée par le Togo et les ayants-droit des deux personnes tuées au cours de l’attaque, sont notamment “actes de terrorisme”, “assassinats et complicité d’assassinats”, “atteinte involontaire et volontaire à la vie d’autrui” et “exposition d’autrui à des risques de mort et blessure”.
Il reviendra à la justice française de déterminer si elle a une compétence pour enquêter sur cet attentat qui n’a pas fait de victime française, a précisé la source judiciaire.
Le parquet de Paris a ouvert parallèlement une enquête préliminaire mi-janvier pour “apologies d’actes de terrorisme” après les propos du Français originaire du Cabinda, Rodrigues Mingas, secrétaire général du mouvement rebelle, qui avait déclaré que “les armes allaient “continuer à parler” après cette attaque.
Le bus transportant la délégation togolaise à la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2010) dans l’enclave angolaise de Cabinda avait été mitraillé le 8 janvier par des séparatistes, faisant 2 morts parmi ses membres.
La CAF a décidé samedi de suspendre pour deux Coupes d’Afrique des nations le Togo, qui s’était retiré de la CAN-2010 sur décision gouvernementale à la suite du mitraillage de sa délégation.
Pierre Vernet, linguiste et doyen de la faculté de Linguistique appliquée, figure parmi les nombreuses victimes emportées par le monstre du 12 janvier. Une perte énorme pour l’intelligentsia haïtienne. L’hommage de Robert Berrouët-Oriol.
Par Robert Berrouët-Oriol, Montréal, le 28 janvier 2010
À l’aune des mauvaises nouvelles qui mugissent d’Haïti depuis le tremblement de terre du 12 janvier, j’ai eu, avec stupeur, la confirmation du décès de mon ami Pierre Vernet, linguiste, doyen de la Faculté de linguistique appliquée où j’ai enseigné durant sept ans. L’information soutenait qu’il aurait péri en même temps que 300 étudiants et plusieurs enseignants présents dans l’institution… L’espace d’un cillement disparaissait un intellectuel de grand cru, qui avait, avec le concours de l’AUPELF (Association des universités partiellement ou entièrement de langue française) et l’aide obstinée de Jean-Claude Castelain, d’abord fondé dans les années 1970 le Centre de linguistique appliquée de Port-au-Prince. Cette institution, inédite dans le paysage éducatif haïtien, deviendra quelques années plus tard la Faculté de linguistique de l’Université d’État d’Haïti.
Docteur en linguistique de la Sorbonne, Pierre Vernet, durant les années 1990, a soutenu avec l’intelligence du coeur les premiers accords de coopération terminolinguistiques entre le Québec et Haiti . Ces accords ont été conceptualisés par Robert Fournier et moi : à l’époque, j’avais la responsabilité, à l’Office de la langue française, du vaste dossier des écoles de traduction du Québec et du Canada. Il s’agissait alors, pour le gouvernement du Québec, de permettre à nos étudiants en traduction/terminologie, au Québec et également dans plusieurs universités du Canada, d’accéder durant leur formation au riche contenu de la Banque de terminologie de l’Office de la langue française. Grâce aux accords de coopération entre le Québec et Haïti, plusieurs étudiants haïtiens ont effectué des stages de formation au Québec; un début de transfert de connaissances a vu le jour, et Haïti a pu être admise au RINT (Réseau international de néologie et de terminologie). On retiendra, pour la bonne intelligence des efforts alors consentis, que le Québec confirmait une fois de plus son statut avant-gardiste dans les domaines de l’ingénierie linguistique, de l’aménagement linguistique, de la terminologie et de la coopération linguistique.
Visionnaire engagé, Pierre Vernet est à l’origine de la publication des premiers lexiques spécialisés, français-créole, publiés en Haiti par son institution. Il fût, avec les éminents linguistes Yves Dejean et Pradel Pompilus, un pionnier de l’enseignement du créole et en créole au niveau universitaire. Il a favorisé l’enseignement de la littérature haitienne au plus près des corpus disponibles et sous l’angle incontournable de la phénoménologie des pratiques textuelles. Ces dernières années, il s’est beaucoup investi dans la réflexion sur l’aménagement linguistique dans l’espace franco-créolophone haïtien. À ce chapitre, on l’a vu défendre du bec et des ongles le projet d’une francophonie haitienne moderne, dynamique, ouverte au plurilinguisme et aux technologies de l’information et de la communication à l’ère d’Internet. Sa grande blessure aura été sans doute de n’avoir pas pu convaincre les autorités constitutionnelles de son pays, avant sa mort, de conduire une véritable politique linguistique ayant pour charpente l’alphabétisation de la population haitienne et l’introduction du créole –aux côtés d’un enseignement mieux adapté du français– comme langue d’enseignement à tous les niveaux de la transmission des savoirs, du primaire à l’université en passant par les écoles techniques et professionnelles. Profondément instruit de l’exemplaire aménagement linguistique du Québec induit par la Loi 101, Pierre Vernet rêvait, têtu et généreux, d’un Office des deux langues haïtiennes –le français et le créole–, dont la mission ciblerait l’alphabétisation, la généralisation de vocabulaires et lexiques bilingues adaptés aux besoins linguistiques de l’enseignement, dans le droit fil d’une créolistique renouvelée et moderne.
Avec la disparition de Pierre Vernet, sous les décombres de la Faculté de linguistique de l’Université d’État d’Haïti, c’est une inestimable mémoire, un patrimoine linguistique précieux qui disparaît. Certes nous le pleurons, et avec lui des milliers d’étudiants et d’enseignants, des milliers d’élèves ensevelis sous les pierres encore chaudes de la stupeur et du deuil… Mortifère, le paradoxe nous prive de parole : les linguistes, hommes des sciences du langage, sauront-ils nommer la grande blessure du 12 janvier 2010, cette blessure sans préjugés qui enferre et entombe et les corps et l’intelligence ? À l’assèchement prochain de nos larmes, le meilleur hommage que l’on rendra à Pierre Vernet consistera, sans doute, à poursuivre et moderniser son oeuvre. Car reconstruire un pays c’est d’abord reconstruire sa parole et ses rêves… Les Québécois d’origine haïtienne y mettront, j’en ai le sentiment, la meilleure part d’eux-mêmes.
J’ai souvenance de Pierre Vernet accompagné de son épouse, certain dimanche après-midi, chez moi à Fermathe en banlieue de Port-au-Prince, où il venait déguster mes concoctions hasardeuses de thé antillais au prétexte, encore une fois, de discuter lexicologie et terminographie… À tout coup, il avait en mains un poème de Magloire St-Aude qu’il tenait à lire à haute voix et, dans sa besace, il portait de discrets petits jets de prose poétique qu’il rêvait, un jour, de publier, comme son lexique du maïs…
(NDLR : l’auteur est linguiste-terminologue et poète. Dernières publications : « En haute rumeur des siècles », poésie, 2009, éd. Triptyque; « Poème du décours », poésie, 2010, éd. Triptyque.)
Robert Berrouët-Oriol
HPN
PARIS, 5 fév 2010 (AFP) – L’ONG catholique Fidesco appelle à l’aide pour reconstruire Haïti
Il faudra “au moins dix ans” pour reconstruire Haïti et le pays ne pourra pas s’en sortir sans un véritable plan Marshall, a estimé vendredi Jean Robin, directeur de l’ONG catholique Fidesco de retour d’une mission d’audit en Haïti.
“Après l’aide d’urgence – sauver, soigner, donner à manger et à boire -, il faudra reconstruire, parce que tout est par terre”, a-t-il affirmé à l’AFP citant en exemple le quartier Croix-des-Bouquets à Port-au-Prince, où vivent environ 5.000 enfants et où il n’y a plus d’écoles, ni d’hôpital.
Il faut refaire des écoles, des centres de formation professionnelle, , mais “construire une école pour 500 enfants coûte 200.000 euros”, a-t-il estimé.
Pour remédier à cette situation, la capitale a été divisée en secteurs, attribués à des ONG qui y apportent la nourriture fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM). Fidesco assure des distributions à partir des écoles : “On gare le camion de façon que les familles passent une par une, elles arrivent d’un côté et partent de l’autre pour éviter les bousculades”, a-t-il expliqué.
Cette ONG catholique a été créée en 1981 par la Communauté de l’Emmanuel, elle-même issue du renouveau charismatique et créée en 1972. Fin 2009, il y avait 170 volontaires Fidesco dans 35 pays.
Fidesco envoie depuis 10 ans en Haïti des volontaires qui travaillent dans les écoles et les orphelinats avec des permanents haïtiens. Actuellement il y a 4 volontaires et 55 permanents, dont beaucoup n’ont plus de maison et plusieurs ont été blessés. Toutes les installations en dur ont été détruites.
Fidesco fait appel aux dons (voir www.fidesco.fr) et organisera le 22 mars un concert salle Gaveau à Paris, dont la recette sera consacrée à Haïti.
AFP
PARIS, 5 fév 2010 (AFP) – La France cherche à mettre en place avec Haïti une commission mixte chargée de faciliter les procédures d’adoption concernant les enfants dont le jugement ne peut être retrouvé à cause du séisme, a indiqué vendredi le Quai d’Orsay.
L’ambassadeur français chargé de l’adoption internationale, Jean-Paul Monchau, se trouve depuis quelques jours à Port-au-Prince pour présenter ce projet aux autorités haïtiennes. La France souhaiterait son établissement “le plus rapidement possible et si possible immédiatement”, a précisé lors d’un point-presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. Son premier objectif serait de faciliter les procédures quand des “éléments probants permettent d’établir l’existence d’un jugement” autorisant l’adoption quand bien même il ne peut “être produit suite au séisme”, a précisé Bernard Valero. Ce comité de suivi, a-t-il dit, serait aussi chargé d’”émettre des recommandations pour les procédures dans lesquelles aucun jugement n’avait été rendu” par la justice haïtienne avant le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait 212.000 morts, selon les autorités haïtiennes, principalement à Port-au-Prince et dans sa région. 950 enfants haïtiens sont concernés par des procédures d’adoption en France, à différents stades. Plus de 400 familles françaises se prévalent d’un jugement d’adoption positif prononcé par une juridiction haïtienne, pour quelque 500 enfants (en raison notamment des fratries). Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait averti jeudi devant l’Assemblée nationale que la France avait des procédures internationales “très difficiles à suivre parce que, côté haïtien, l’administration est en grand désarroi”. “Nous travaillons jour et nuit pour que d’autres enfants soient accueillis mais prenons garde : l’enfant n’est pas une marchandise”, avait-il ajouté. Il avait dénoncé les trafics d’enfants, comme l’a fait l’UNICEF. “Nous sommes tous concients que certains bateaux accostent sur les rives de l’île et enlèvent des enfants, que personne ne contrôle”, avait-il notamment observé.
AFP

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