Le Fonds international de développement agricole (Fida, agence de l’Onu) a annoncé lundi un don de 5,66 millions de dollars à Haïti pour améliorer la production agricole dans certaines régions pauvres du nord du pays dévastées par le séisme le 12 janvier.
L’accord a été signé à Saint-Domingue par le ministre haïtien de l’Agriculture Joanas Gué et la directrice de la division Amérique latine et Caraïbes du Fida Josefina Stubbs, selon un communiqué du Fida diffusé depuis le siège de l’organisation onusienne à Rome.
Destiné à aider 18.000 familles, ce don viendra compléter un programme du Fida destiné en particulier à “soutenir plus de 240.000 petits agriculteurs en leur procurant des semences, des engrais et des outils agricoles”, a indiqué Mme Stubbs.
“Ce don vient s’ajouter au projet en cours pour accroître la production agricole et moderniser l’infrastructure de l’irrigation”, précise le communiqué.
Joanas Gué doit se rendre vendredi à Rome pour rencontrer les chefs des trois agences des Nations Unies basées à Rome (FAO-FIDA-PAM) et discuter avec eux du développement agricole à moyen et long terme, de la sécurité alimentaire et le processus de la planification en matière de nutrition.
Bien que l’évaluation des dégâts causés par le séisme à l’agriculture soit encore en cours, des infrastructures agricoles vitales comme les installations de stockage et les routes principales ont été endommagées en zones rurales.
AFP
Le ministère de l’Education nationale et de la formation professionnelle demande formellement la réouverture des classes dans les départements qui ne sont pas physiquement touchés par le séisme du 12 janvier.
Le chef du gouvernement s’est dit étonné d’entendre certaines grognes au sein de certaines classes de la population en raison du fait que le gouvernement a recommandé la reprise des cours dans les villes les moins touchées par la catastrophe du 12 janvier.
« Quand la ville des Gonaïves était frappée, l’école avait fonctionné normalement dans les autres départements et personne n’était choqué. Je ne vois pas pourquoi on devrait bloquer tout le pays lorsqu’il s’agit de Port-au-Prince. Il faut que Haïti continue d’exister», a martelé le Premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive.
Entre-temps, la reprise des cours s’annonce beaucoup plus difficile qu’elle ne le parait dans la région métropolitaine. 70 % des bâtiments logeant les écoles sont gravement endommagés alors 1300 membres du personnel enseignants sont morts, sans compter le nombre d’élèves qui ont quitté la capitale haïtienne à destination des villes de province.
Face à ce constat, le gouvernement entend intervenir sur plusieurs axes. Le ministre de l’Education nationale, Joël Desrosiers Jean Pierre, soutient que le ministère étudie la possibilité pour faire fonctionner certaines écoles en double vacation tout en gardant un œil ouvert sur les écoles de la province qui, selon lui, vont recevoir une grande affluence.
PC/HPN
Suite au séisme du 12 janvier, 7 à 8000 personnes sont déclarées mortes ou portées disparues à Carrefour, selon les chiffres communiqués par Yvon Jérôme, le maire de la commune située dans le sud de la capitale.
A Carrefour, 7 à 8000 personnes sont mortes ou portées disparues, a indiqué le maire de la commune Yvon Jérôme, établissant un bilan des victimes du séisme du 12 janvier dernier ainsi que des dégâts que cette catastrophe a causés.
458 maisons, poursuit-il, ont été détruites. 211 484 personnes se retrouvent sans-abris. Ces dernieres trouvent refuge dans 211 camps de fortune établis dans des cours d’école, d’église, des centres sportifs, sans compter ceux qui s’établissent tout près de chez eux.
La commune a également perdu 120 écoles classiques et 42 écoles techniques, ajoute le maire Jérôme. Celui-ci lance un appel à la destruction de maisons fissurées et penchées qui constituent une grave menace pour les Carrefourois.
JJ/HPN
Si dans les camps de fortune l’environnement est malsain, dans les principales rues de Port-au-Prince, devenues la chambre à coucher des citadins, l’heure est à la propreté. En plus, cela donne du travail à des milliers de gens.
Jonas Laurince
« La rue est le salon du peuple, désormais elle est aussi sa chambre à coucher et, compte tenu de ce fait, il est obligé de la ternir propre ! » lance ironiquement un passager dans un autobus. En effet, le soir du séisme du 12 janvier 2010, les gens de toutes couches sociales ont investi les rues pour éviter que leurs maisons ne leur tombent dessus.
Depuis, plusieurs artères se sont vite transformées en de véritables camps de fortune, voire de véritables demeures pour certains. Le jour, les rues sont libres à la circulation et la nuit les citadins y étendent leur lit pour passer la nuit à la belle étoile. C’est ainsi que la nécessité de garder les rues propres s’est d’abord imposée.
Munis de leur balai, et arrosant le sol avec de l’eau des caniveaux, les habitants des quartiers de Bizoton, de Thor, de Côte-Plage, à Carrefour, ainsi que d’autres quartiers de la capitale haïtienne nettoient les rues, rassemblent les détritus à l’aide de leur brouette et les empilent dans un coin très loin de leurs camps de fortune.
Des campagnes de sensibilisation auprès des sans-abri les exhortent de tenir les rues propres, d’éviter d’y jeter des bouteilles plastiques et autres détritus.
Le comportement des gens commence à changer aussi. Ces jours-ci ils évitent de salir les rues. Ils jettent leurs récipients en plastiques dans un endroit où sont assemblées des ordures ou tout simplement les jettent dans leur autobus.
Depuis peu, un programme des Nations-Unies permet aux Port-au-princiens de gagner un peu d’argent grâce au nettoyage des rues de leur quartier respectifs. Ils peuvent empocher jusqu’à cinq (5) dollars US par jour et recevoir un repas.
Beaucoup espèrent que cette prise de conscience puisse se perpétuer pour le bonheur de la capitale haïtienne qui est devenue, selon une journaliste, « le plus grand dortoir du monde. »
jonaslaurince@yahoo.fr
JL/HPN
Les retrouvailles entre David Beckham et Manchester United vont être fortes en émotions. Le milieu de terrain de l’AC Milan a confié lundi au magazine officiel du club anglais, United, qu’il ne fêterait pas un éventuel but contre son ancien club, à l’occasion des huitièmes de finale de la Ligue des champions. «Parfois, quand vous marquez, l’émotion vous submerge mais je ne pense pas que je célèbrerais un but. Je respecte les supporters et le club», a confié Beckham, qui affrontera les Red Devils pour la première fois depuis qu’il les a quittés pour le Real Madrid en 2003. Le match à Manchester «s’accompagnera d’une grande émotion, pour moi et pour ma famille», a-t-il poursuivi, convaincu que United est «le plus grand club du monde».
L’international anglais est toujours très lié à son ancienne équipe. «Même si je n’y joue plus, j’en reste un supporter acharné. Accepter de ne plus être un joueur de United a été une des choses les plus dures qu’il m’a fallu gérer», a-t-il indiqué. «Ma relation avec les supporters m’importe toujours. J’ai connu des périodes difficiles, mais ils m’ont toujours soutenu», a conclu Beckham, qui reste abonné à l’année à Old Trafford.
L’EQUIPE FR
Haïti: Les dons de la population canadienne pour les victimes du séisme du 12 janvier en Haïti totalisent 113 millions de dollars canadiens (106 M USD), a annoncé lundi la ministre canadienne de la Coopération internationale, Beverley Oda.
La ministre a qualifié d’”incroyable” la générosité de ses compatriotes et les a encouragés à se montrer encore plus généreux en leur rappelant que tous les dons qu’ils feront à des ONG d’ici la fin de la semaine seront égalés par le gouvernement canadien.
LE NOUVELLISTE

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