MARSEILLE (AFP) – Les supporteurs marseillais ont décidé un “boycott général” du déplacement à Paris dimanche où l’OM doit affronter le Paris SG, pour protester contre les mesures de sécurité imposées par le ministère de l’Intérieur, a indiqué samedi soir à l’AFP un porte-parole des Winners.
“Il y a un boycott général de tous les groupes. Nous avons pris notre décision depuis un moment. Personne ne montera, c’est un pied de nez à ceux qui ont pris ces mesures que nous refusons. Nous ne serons pas les bouc-émissaires du hooliganisme parisien”, a déclaré ce porte-parole des Winners, l’un des principaux groupes de supporteurs du club.
Le groupe des Ultras avait déjà indiqué en début de soirée qu’il renonçait à organiser ce déplacement, placé sous haute surveillance.
“Nous refusons d’accepter des mesures exceptionnelles aujourd’hui, qui, nous en sommes quasi-certains, pourraient demain devenir habituelles pour d’autres déplacements qu’à Paris. Nous refusons d’être traitées comme des criminels”, avait déclaré à l’AFP une porte-parole de ce groupe.
Quelque 1.500 supporteurs marseillais étaient attendus dimanche au Parc des Princes. Le départ de Marseille devait avoir lieu en bus dans la nuit de samedi à dimanche.
Le dispositif de sécurité aux abords du stade Vélodrome, d’où devaient partir le bus, est cependant maintenu, indiquai-t-on dans la soirée de source policière.
Selon le dispositif arrêté par le ministère, les bus marseillais devaient être escortés dès le départ de Marseille et non depuis un point de rendez-vous en région parisienne. Des fouilles strictes sont également prévues au départ, et les billets ne seront remis, par les stadiers de l’OM, que sur le lieu de rendez-vous. Des listes nominatives des partants devaient également être fournies.
Le président de l’OM Jean-Claude Dassier, interrogé par l’AFP, a salué une décision “courageuse et intelligente”. “Les supporteurs marseillais n’ont pas accepté, à raison, qu’on les mette dans le même sac que ceux du Paris SG. Je pense que cette décision, qui n’est pas une surprise, fera date et mettra les dirigeants du Paris SG, dont la tâche n’est pas facile, devant leur responsabilité”, a poursuivi Dassier, qui a confirmé qu’il n’assisterait pas à la rencontre.
“J’ai essayé de convaincre les pouvoirs publics que la bulle de sécurité à partir de la région parisienne suffisait, mais je n’y suis pas parvenu. Ils étaient convaincus qu’il y avait de vrais risques, je me suis incliné”, a assuré Dassier, qui n’avait cependant pas donné de consignes aux supporteurs, tout en s’en déclarant “solidaire”.
La décision d’encadrer très strictement ce déplacement avait été prise en raison de violents incidents dans le centre de Marseille entre supporteurs après l’annonce tardive d’un report du match OM-Paris SG pour cause de grippe H1N1 au sein de l’équipe parisienne.
La préfecture des Bouches-du-Rhône avait fait état mardi d’un “réel danger” de représailles violentes à l’occasion de ce match retour.
En mars 2006, les supporteurs marseillais avaient déjà boycotté le match Paris SG-OM, suivant en cela les consignes de la direction de l’époque du club, qui avait estimé que leur sécurité n’était pas assuré. Le club avait envoyé une équipe de jeunes de CFA2, qui avait obtenu un match nul 0-0 et avait été fêtée au retour à Marseille.
PARIS (AFP) – Montpellier, vainqueur de Rennes 3-1 samedi lors de la 26e journée de L1, s’est hissé à la hauteur du leader bordelais, qui compte toutefois deux matches en retard, et lui a mis une pression supplémentaire, tout comme Lyon, de retour sur le podium (3e) après un succès face à Nice (2-0).
Les Girondins possèdent encore une marge de sécurité mais l’encombrement de leur futur calendrier après l’annulation du déplacement au Mans, dimanche pour cause de tempête, peut constituer une belle chance pour leurs rivaux.
Montpellier, qui n’a justement plus que le championnat pour s’occuper, pourrait finir par en profiter. La démonstration des Héraultais face aux Rennais, avec notamment un doublé de Joris Marveaux, prouve en tout cas qu’il faudra compter avec eux jusqu’au terme de la saison.
Mais Lyon va peut-être lui aussi se découvrir de nouvelles ambitions. Les Lyonnais sont bel et bien irrésistibles depuis le début de l’année 2010 avec 19 points pris sur 21 possibles et un succès de prestige face au Real Madrid (1-0) en Ligue des champions, le 16 février. Nice, 17e, n’a donc logiquement pas fait le poids, même s’il ne s’est incliné qu’à deux reprises sur des buts de Lisandro (le 11e de la saison) et d’Apam contre son camp.
Bien que le titre semble encore un rêve difficilement accessible, Lyon et son président Jean-Michel Aulas peuvent désormais envisager avec plus de sérénité une place sur le podium et une qualification pour la C1 en fin de saison.
Monaco (7e) est, lui, quelque peu distancé dans la course à l’Europe, mais le court succès contre Boulogne (1-0) a le mérite de stopper l’hémorragie après trois revers de rang.
Toulouse (11e), diminué par l’absence sur blessure de Gignac et victorieux sans gloire de Lens (1-0), a, de son côté, déjà perdu toutes ses illusions et n’a plus rien à espérer dans ce championnat.
La soirée a été marquée par un petit événement en bas de tableau avec le 3e succès de la lanterne rouge Grenoble à Nancy (2-0) grâce à un doublé de Ravet. Quasiment condamnés à la relégation, les Isérois vont peut-être croire à l’impensable à une semaine d’un duel de mal-classés peut-être décisif contre Le Mans (18e).
La route du maintien sera aussi très longue pour Saint-Etienne (16e), dominé à Valenciennes (1-0). Les Verts, qui se croyaient définitivement guéris par l’arrivée aux commandes de Christophe Galtier en décembre, devront se battre jusqu’au bout et peuvent s’attendre à d’autres secousses face à l’ogre lillois (4e), le 6 mars.
Résultats de la 26e journée de la Ligue 1 de football:
samedi
Toulouse – Lens 1 – 0
Nancy – Grenoble 0 – 2
Monaco – Boulogne 1 – 0
Lyon – Nice 2 – 0
Lorient – Sochaux 1 – 0
Valenciennes – Saint-Etienne 1 – 0
Montpellier – Rennes 3 – 1
dimanche
(17h00) Lille – Auxerre
(21h00) Paris SG – Marseille
. reporté
Le Mans – Bordeaux
Classement: Pts J G N P bp bc dif
1.Bordeaux 51 24 16 3 5 41 19 22
2.Montpellier 51 26 16 3 7 36 27 9
3.Lyon 49 26 14 7 5 45 28 17
4.Lille 47 25 14 5 6 48 25 23
5.Marseille 45 24 13 6 5 43 27 16
6.Auxerre 42 24 12 6 6 22 20 2
7.Monaco 42 26 13 3 10 32 32 0
8.Valenciennes 41 26 12 5 9 39 36 3
9.Lorient 39 26 11 6 9 38 28 10
10.Rennes 37 26 10 7 9 35 27 8
11.Toulouse 37 26 10 7 9 27 20 7
12.ParisSG 33 25 9 6 10 34 27 7
13.Lens 33 26 9 6 11 25 30 -5
14.Nancy 32 26 9 5 12 29 37 -8
15.Sochaux 32 25 9 5 11 21 31 -10
16.Saint-Etienne 26 26 7 5 14 18 32 -14
17.Nice 26 26 7 5 14 25 42 -17
18.LeMans 20 25 5 5 15 23 39 -16
19.Boulogne 16 26 3 7 16 17 46 -29
20.Grenoble 13 26 3 4 19 19 44 -25
VANCOUVER (Canada) (AFP) – Après le feu d’artifice de la première semaine, l’équipe de France a très probablement clos son palmarès olympique samedi par la médaille de bronze de Mathieu Bozzetto en snowboard, après l’échec de Julien Lizeroux en slalom.
Bozzetto a remporté la médaille de bronze du slalom géant parallèle de snowboard, offrant sa 11e médaille à la France, qui égale ainsi sa meilleure récolte de l’édition 2002 à Salt Lake City, aux Etats-Unis.
A 36 ans, Bozzetto, sorti de la retraite spécialement pour ces Jeux, a enfin glané la médaille olympique manquant à son palmarès, riche de 35 victoires en Coupe du monde pour un total de 7 globes de cristal.
Sur le slalom, Julien Lizeroux avait pris la 8e place de la première manche et n’a pas pu se mêler à la bagarre pour la gagne dans la seconde.
Vendredi, le podium s’était également dérobé devant la skieuse Sandrine Aubert, cinquième du slalom, alors que le relais messieurs du biathlon avait été victime de son manque de réussite au tir, terminant à la sixième place d’une épreuve où il pouvait espérer une médaille.
Enfin en short-track, la cinquième place décrochée par la France dans l’épreuve du relais masculin, bien que considérée comme “un bon résultat” ne consolait pas Thibault Fauconnet, le leader tricolore, qui ambitionnait “une médaille” pour “la notoriété du short-track dans l’Hexagone”.
Le bilan des Bleus du short-track à Vancouver est famélique. Aucune médaille, une seule place en finale (le relais).
La délégation française a obtenu 11 médailles depuis le début des Jeux: 2 en or (Vincent Jay en biathlon et Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique), 3 en argent (Déborah Anthonioz en snowboardcross, Martin Fourcade et le relais féminin en biathlon) et 6 en bronze (Vincent Jay, Marie Dorin et Marie-Laure Brunet en biathlon, Tony Ramoin en snowboardcross, Marion Josserand en skicross et Mathieu Bozzetto en snowboard).
VANCOUVER (AFP) – Mathieu Bozzetto a remporté la médaille de bronze du slalom géant parallèle de snowboard des Jeux de Vancouver, en battant le Russe Stanislav Detkov au terme de leur duel en deux manches, samedi à Cypress Mountain.
Bozzetto a offert la 11e médaille des Jeux de Vancouver à la France qui égale ainsi sa meilleure récolte de l’édition 2002 à Salt Lake City, aux Etats-Unis.
Avec près d’une seconde (96/100) d’avance à l’issue du premier passage, le Français a maîtrisé la suivante, profitant d’une chute au départ de son rival, pour s’assurer la troisième marche du podium.
A 36 ans, Bozzetto a enfin glané la médaille olympique manquant à son palmarès, celle qui lui avait échappé lors de ses trois précédentes tentatives en 1998 à Nagano (5e), en 2002 à Salt Lake City (6e) et en 2006 à Turin (4e).
Le champion de Val d’Isère est sorti d’un an de retraite pour cette 4e et dernier chance d’ajouter une breloque olympique à un palmarès riche de 35 victoires en Coupe du monde pour un total de 7 globes de cristal.
L’émotion le disputait aux revendications politiques pro-Aristide, lors de cette cérémonie à laquelle assistaient l’ex-Premier mninistre Lavalas, Yvon Neptune, deux ministres du gouvermenet Préval/Bellerive, des parlementaires et le président du CEP
La famille et les amis du militant et chef d’organisation populaire Lavalas, Jean-Marie Samedy, l’ont enterré samedi dans la douleur et la consternation, lors de funérailles qui se sont déroulées devant les ruines de la cathédrale de Port-au-Prince en présence de plusieurs officiels et de l’ancien Premier ministre d’Aristide, Yvon Neptune.
Dans l’assistance, étaient notamment remarqués les ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé et des affaires sociales, Yves Cristallin, le président du Conseil électoral provisoire, Gaillot Dorsainvil, plusieurs Députés ainsi que l’ex-ministre de l’intérieur, Jocelerme Privert.
Dans son oraison funèbre, le célébrant principal, le père Yvon Massac, lui-même aussi d’appartenance politique Lavalas, a présenté le disparu comme “un militant conséquent qui aimait son pays auquel il a consacré sa vie”.
Il a prié Dieu pour qu’il pardonne à M. Samedy ses péchés tout en affirmant que de son vivant “il voulait le bien de tous”.
De leur côté, des représentants d’OP Lavalas sont intervenus pour appeler leurs camarades à ne pas entretenir des doutes sur les causes de la mort du militant et les encourager à travailler au retour de leur leader, Jean-Bertrand Aristide, exilé depuis 2004 en Afrique du Sud.
Souhaitant que “l’esprit de combativité et de sagesse” de Jean-Marie Samedy puisse inspirer les autres militants, René Civil, l’ex-leader de l’organisation populaire JPP, a réclamé le retour physique de tous les exilés politiques, Aristide en tête.
La fin du “bannissement” de l’ancien Président Lavalas a été d’ailleurs la toile de fond des revendications exprimées à haute voix par ses partisans tout au long de la cérémonie funèbre.
Père de cinq enfants, Jean-Marie Samedy, 43 ans, coordonnateur de la cellule nationale de réflexion de Fanmi Lavalas, avait succombé à un malaise dimanche dernier peu après son admission dans un centre hospitalier de Port-au-Prince.
Emprisonné sous le gouvernement de transition (2004-2006) pour être libéré après le retour au pouvoir du Président René Préval, le fougueux chef d’OP avait été à l’avant-garde de toutes les luttes de sa famille politique, y compris “l’Opération Bagdad”. Une campagne de terreur que les partisans armés de Jean-Bertrand Aristide avaient lancée à sa chute, en février 2004. spp/Radio Kiskeya
Plus de 400 détenus évacués de la prison civile des Cayes ; des pluies diluviennes s’abattent sur plusieurs régions quelques heures après la levée d’une alerte
Au moins une douzaine de personnes ont été tuées samedi en Haïti dans des inondations provoquées par des pluies torrentielles à l’origine de l’évacuation de plus de 400 prisonniers aux Cayes (196 km au sud de la capitale), la première grande détérioration des conditions météo un mois et demi après le séisme du 12 janvier qui avait dévasté Port-au-Prince et plusieurs autres villes du pays.
Sans être en mesure d’établir samedi soir un bilan officiel, la protection civile avait confirmé plusieurs décès dans le Sud et les Nippes (sud-ouest), les deux départements les plus affectés et où des rivières étaient en crue.
Joint au téléphone par l’AFP, le Sénateur du Sud, Pierre Francky Exius (Inite, parti officiel), a indiqué que cinq personnes ont trouvé la mort à Gelée, une localité proche de la ville des Cayes, quand les eaux en furie ont emporté le véhicule à bord duquel elles se trouvaient.
A Cavaillon, une autre commune du département, au moins trois morts ont été enregistrés, selon le correspondant régional de Radio Kiskeya. En fin d’après-midi, un corps avait pu être récupéré tandis que les recherches se poursuivaient en vue de retrouver les deux autres.
Trois autres cadavres ont été découverts à Torbeck, a fait savoir le Député de cette circonscription, Guy Gérard Georges (Inite).
Exius et Georges ont mis l’accent sur la gravité de la situation dans le Sud où des zones entières étaient inondées et leurs habitants contraints de se réfugier sur les toits des maisons.
Pour sa part, le délégué départemental du Sud (représentant de l’Exécutif), Joseph Yves Marie Aubourg, a déclaré au micro de Radio Kiskeya que des mesures ont dû être prises, de concert avec la police, pour procéder à l’évacuation de 420 détenus incarcérés à la prison civile des Cayes. Les premières à être déplacées ont été les 18 prisonnières du centre carcéral où l’eau atteignait 50 centimètres de hauteur.
Les rivières Ilet et la Ravine du Sud étaient littéralement sorties de leur lit après 24 heures de fortes précipitations continues.
Le constat était à peu près le même dans les Nippes. Le délégué Jamil Vincent a confié à notre station que des inondations ont touché six communes dont Miragoâne, chef-lieu du département.
Au moins une personne était portée disparue.
Outre le Sud et les Nippes, il pleuvait dru samedi soir sur les départements de l’Ouest et de l’Artibonite (nord).
Ces brusques intempéries surviennent au lendemain de la décision des autorités de lever l’alerte orange qui avait été décrétée mercredi en raison de la présence dans les Caraïbes d’un front froid venu de Cuba.
Ces prémices de la saison pluvieuse qui ont endeuillé des familles viennent renforcer l’angoisse d’une population déjà fortement éprouvée par le séisme dévastateur du mois dernier qui a fait officiellement au moins 222.000 morts, 300.000 blessés et 1,2 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya

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