Mar 1

Les crampons de Nakata pour Haïti

Hidetoshi Nakata, l’ancienne star ou imposture du football nippon, a décidé de faire un geste pour le tremblement de terre survenu à Haïti. C’est à la mode, alors pourquoi pas lui ?

Plutôt que de mettre ses propres deniers sur la table, Nakata a mis aux enchères sa paire de crampons utilisés pendant le match contre la Croatie lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.

Toujours dingues du milieu bridé à la retraite, les Japonais se sont rués sur le Net pour acquérir les pompes.

L’enchère gagnante est plutôt surprenante : 1.5 million de dollars reversés au fonds d’aide à la reconstruction d’Haïti.

Enfin quelque chose d’utile.

RB

So foot.com

Mar 1

Equipe de France: retour de Djibril Cissé, entre rage et maturité

PARIS (AFP) – Repêché de dernière minute pour France-Espagne en amical mercredi, Djibril Cissé cultive toujours cette “rage de bien faire” pour les Bleus et croit en lui pour le Mondial-2010, “mûri, grandi” par son histoire d’amour contrariée avec la sélection ces dernière années.

“Djib”, 28 ans, 37 sélections, 9 buts, a connu les pires désillusions avec les Bleus: alors qu’il doit être retenu pour l’Euro-2004, il écope juste avant d’une lourde suspension internationale avec les Espoirs qui le prive de ce tournoi avec les A. En 2006, il doit être un titulaire en attaque pour le Mondial des Bleus de Raymond Domenech. Mais en match de préparation contre la Chine, une terrible fracture tibia-péroné l’envoie à l’hôpital.

Et juste avant l’Euro-2008, il fait partie des internationaux qui quittent Tignes en hélicoptère dans une atmosphère pesante quand Domenech décide de dégraisser sa liste de 30 à 23.

Il ne sera plus dès lors convoqué (dernière sélection en mai 2008). L’ancien de l’OM espérait faire partie de la liste annoncée jeudi dernier, fort de 20 buts dans le championnat grec et 5 en Europa League avec le Panathinaïkos cette saison. Louis Saha lui prend cette place. Mais dimanche, Cissé a été rappelé, l’encadrement des Bleus pressentant le forfait de Saha sur blessure officialisé lundi.

“C’est Pierre Mankowski (adjoint de Domenech) qui m’a appelé dimanche: au début j’étais surpris, +limite canular+”, confie le joueur formé à Auxerre qui se dit “apaisé” par ce rappel chez les Bleus.

“Sur le chemin de Clairefontaine, on s’est perdu avec le taxi, rigole-t-il. Mais, oui ça fait du bien de revenir. C’est dur de vivre sans sélection. J’avais une petite habitude d’être souvent sélectionné. Ca fait bizarre de suivre les Bleus à la télé…”

Cette traversée du désert l’a “un peu mûri, grandi”. Mais l’attaquant formé à Auxerre a “toujours la même envie et la rage de bien de bien faire pour retrouver les Bleus”. “Je ne me rendais pas bien compte de ce que représentait l’équipe de France, je réalise que c’est précieux, très important, il faut se donner à fond, explique le joueur couvert de tatouages. Ces deux dernières années, j’étais mal de ne pas être là”.

“Quand on est là, en équipe de France, on a un peu nos habitudes, on se laisse aller de temps en temps: je n’ai jamais été +trop facile+ en équipe de France mais, en club, de temps en temps, je me laissais aller, notamment après mon éviction de la +maison big brother+”. Une allusion au départ des joueurs non retenus pour l’Euro-2008 sous l’oeil des caméras en hélicoptère à Tignes au printemps 2008, mauvais souvenir aujourd’hui “oublié”.

Le joueur apparaît souriant et détendu comme jamais devant la presse. Mais son ambition est féroce. Est-ce qu’il croit pouvoir être dans les 23 pour le Mondial-2010? “Oui, si moi je n’y crois pas, qui va le faire? Le sélectionneur fera ses choix. Mais je ferai tout pour être là. Je ne doute pas, c’est une des mes qualités, certains pensent que je suis prétentieux, mais même dans les moments difficiles, je sais que ça ira mieux.”

L’ancien joueur de Liverpool est toutefois prudent. “Je remonte doucement, je reviens un petit peu, mais il y a encore beaucoup de temps, beaucoup de matches avant le Mondial, tout peut arriver. Je ne suis pas encore arrivé”. Mais il est déjà revenu à Clairefontaine.

Mar 1

Zidane: plutôt “mourir” que présenter des excuses à Materazzi

MADRID (AP) – Zinedine Zidane a déclaré dans un entretien lundi au quotidien espagnol El Pais qu’il préférait “mourir” plutôt que de présenter ses excuses à Marco Materazzi. L’ancien meneur de jeu du Real Madrid et champion du monde avait asséné un coup de tête au défenseur italien lors de la finale du Mondial 2006 entre la France et l’Italie.

Ce geste avait entraîné son expulsion du match, perdu par les Bleus. “Je demande pardon au football, à l’équipe (…) Après le match, je suis entré dans le vestiaire et je leur ai dit: ‘Pardonnez-moi. Cela ne change rien, mais je vous demande pardon à tous”. “Mais à lui (Materazzi), je ne peux pas”, poursuit Zidane. “Jamais, jamais (…) ce serait me déshonorer. Je préfère mourir”, dit-il.

“Bien sûr, je me fais des reproches”, dit l’ancien capitaine de l’équipe de France. “Mais si je disais ‘désolé’ (à Materazzi), je reconnaitrais aussi que ce qu’il a fait était normal. Et pour moi, ça ne l’était pas”. Zidane avait expliqué le 12 juillet 2006, quelques jours après son geste, avoir répondu à des insultes du footballeur italien visant sa mère et sa soeur, sans en dévoiler la teneur.

“Ces choses arrivent sur le terrain. Ca m’est arrivé très souvent. Mais cette fois, je n’ai pas pu supporter. Parce que… ce n’est pas une excuse. Mais ma mère était malade. Elle était à l’hôpital. Les gens ne savaient pas”, a-t-il dit à “El Pais”.

“Mais c’était un mauvais moment. Plus d’une fois, ils ont insulté ma mère et je n’ai jamais rien dit. Mais là… C’est arrivé”.

Selon Zidane, “si ça avait été Kaká, un type normal, un type bien, bien sûr que j’aurais demandé pardon. Mais celui-là! Si je lui demande pardon, je me manque de respect, à moi et à tous ceux que j’aime de tout mon coeur”, conclut le footballeur.

Agé de 37 ans, Zinedine Zidane est aujourd’hui conseiller du président du Real Madrid, Florentino Perez. AP

ll/v0400

Mar 1

Match Amical – Cent jours et des questions

A cent jours du Mondial, le stage précédant l’amical contre l’Espagne est l’occasion de prendre le pouls de l’équipe de France, confrontée à plusieurs questions sensibles : la succession de Domenech, le faible temps de jeu de Henry et les dernières places à prendre pour la liste des 23.

. LE CAS DOMENECH

La nomination du successeur du sélectionneur, prévue avant le coup d’envoi de la Coupe du monde (fin avril ou début mai), aura-t-elle des incidences sur la vie interne du groupe ? Après Gallas et Malouda, Domenech a lui-même relancé le débat dimanche, estimant qu’un tel calendrier, décidé par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, pouvait “perturber”, “amener des failles” et être “préjudiciable” aux Bleus.

Lundi, c’est Boumsong, avec un langage bien plus diplomatique, qui a exprimé ses craintes. Le défenseur, qui avait connu un cas similaire à l’Euro 2004 (Jacques Santini avait annoncé son départ à Tottenham avant le début du tournoi), est bien placé pour connaître le danger qui guette. “Si les joueurs ne sont pas professionnels, cela peut être l’enfer mais les joueurs le sont suffisamment et ils savent que ce serait dommage de polluer l’ambiance avec des réflexions inappropriées”, a déclaré le Lyonnais. “En 2004, c’était particulier mais peut-être que certains en ont profité pour exprimer leurs états d’âme.”

. LA QUESTION HENRY

Le capitaine des Bleus est confiné au banc de touche depuis le début de l’année au FC Barcelone alors que Domenech a toujours estimé qu’il fallait jouer régulièrement en club pour être sélectionnable. Le patron de l’équipe de France peut cependant difficilement se passer des services du meilleur buteur de l’histoire des Tricolores (51 buts en 117 sélections) et s’apprête, sans le dire ouvertement, à faire une exception pour celui qui s’est imposé ces derniers mois comme le vrai leader. “Un joueur qui ne joue pas pendant trois ou quatre mois, c’est problématique, mais un joueur qui manque deux-trois matches pour une question de gestion d’effectif, ce n’est pas du tout la même chose”, a-t-il affirmé dimanche.

Boumsong fait lui aussi confiance au vécu de Thierry Henry. “Il reste encore deux mois de compétition, a-t-il expliqué. Si dans les deux prochains mois il fait un match par mois, il sera forcément à court de compétition et il faudra qu’il travaille un peu plus à l’entraînement pour garder un certain rythme. Mais il a une certaine expérience.” Pour Rami, difficile également de déboulonner la statue du commandeur malgré son temps de jeu famélique. “Rien que des entraînements avec le Barça, c’est une expérience folle, a estimé le défenseur lillois. Et puis ça reste Thierry Henry, tant qu’il peut jouer, il peut nous apporter beaucoup.”

. DES PLACES A PRENDRE DANS LES 23 ?

Les blessures en cascade qui touchent actuellement l’équipe de France donnent forcément des idées aux nouveaux venus ou aux revenants. En défense, point faible des Bleus depuis le fiasco de l’Euro 2008, les cartes peuvent ainsi être rebattues en cas de bonne prestation face aux champions d’Europe espagnols. Avec un oeil particulier sur la charnière centrale, orpheline de Gallas et d’Abidal (blessés) et à la recherche de stabilité. Dans ces conditions, Boumsong, présent dans toutes listes depuis la Coupe des Confédérations en 2003 et de retour en forme avec Lyon, a une opportunité inespérée d’accrocher in extremis le wagon bleu pur le Mondial. “C’est bien d’y être maintenant, mais il peut se passer plein de choses encore”, a indiqué le Lyonnais, très prudent.

Cissé a en revanche clairement exprimé ses ambitions même si les places seront bien plus difficiles à prendre en attaque. “Si moi je n’y crois pas, qui va le faire ?”, a-t-il expliqué. “Le sélectionneur fera ses choix. Mais je ferai tout pour être là.”

AFP / Eurosport

Mar 1

A peine un Français sur deux a une “bonne image” de l’équipe de France

PARIS (AFP) – A peine un Français sur deux a une “bonne image” de l’équipe de France de football et pas moins de 54% estiment que les Bleus ne dépasseront pas le stade des quarts de finale lors de la prochaine Coupe du Monde en 2010 en Afrique du Sud, selon un sondage CSA paru dans le Parisien/Dimanche.

Selon l’enquête, 51% des personnes interrogées ont ainsi affirmé avoir “une bonne image” de l’équipe de France contre 41% “une mauvaise image” et seulement 10% “une très bonne image”.

Parmi les raisons ayant contribué au fait que les gens ont déclaré avoir “une mauvaise image” de l’équipe de France, 36% ont repondu notamment parce qu’ils avaient “une mauvaise image du sélectionneur Raymond Domenech” et 32% “parce que l’équipe a trop mal joué lors des derniers matchs de qualification”. La main de Thierry Henry contre l’Irlande n’a cependant pas entaché sa cote d’amour auprès de ses admirateurs, dont 20% continuent à le désigner comme leur footballeur préféré devant Franck Ribéry (10%) et Yoann Gourcuff (4%).

Enfin, parmi les 54% d’aficionados estimant que les Bleus ne dépasseront pas les quarts de finale, 17% ont estimé que les protégés de Domenech seront éliminés dès les huitièmes de finale et 10% à l’issue du 1er tour.

Sondage exclusif de l’Institut CSA, réalisé par téléphone les 17 et 18 février auprès d’un échantillon représentatif de 1025 personnes de 15 ans et plus.

Mar 1

Michaëlle Jean en Haïti lundi prochain

Hugo de Grandpré
La Presse

(Ottawa) La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, se rendra en Haïti lundi prochain pour deux jours afin de visiter le pays dévasté par le séisme du 12 janvier dernier.

Il s’agit de la première visite de Mme Jean dans son pays d’origine depuis un peu plus d’un an. Sa tournée doit l’emmener entre autres dans la capitale, Port-au-Prince, à Léogane, où des soldats canadiens sont basés, et à Jacmel, où habitent encore des membres de sa famille éloignée. Le voyage de trois jours inclura aussi une journée en République dominicaine.

Plusieurs proches et membres de la famille de Mme Jean habitent encore en Haïti. En public, elle est jusqu’ici demeurée discrète sur les pertes subie dans son entourage. À Vancouver il y a quelques semaines, elle a déclaré à des membres de la communauté haïtienne que le tremblement de terre avait tué la marraine de sa fille.

«Mon oncle, dont la santé est très fragile, est sauf. C’était la nouvelle rassurante», avait-elle déclaré le lendemain du séisme, alors qu’elle racontait le supplice des nouvelles qui lui parvenaient au compte-goutte. Elle avait ajouté: «Mais vous savez, ce n’est pas à propos de moi, aujourd’hui. Je ne suis qu’une personne parmi plusieurs autres dans la communauté haïtienne.»

cyberpresse.ca