Lyon a éliminé le Real Madrid en huitièmes de finale de la Ligue des champions avec un match nul 1-1 en Espagne.
Vainqueurs 1-0 à l’aller, les Lyonnais ont arraché leur qualification pour les quarts de finale grâce à un but de Miralem Pjanic à un quart d’heure de la fin.
Alors que la finale en mai est prévue dans son stade de Santiago-Bernabeu, le Real Madrid avait pris l’avantage en tout début de match par Cristiano Ronaldo.
Version française Bertrand Boucey
REUTERS
BORDEAUX (AFP) – Bordeaux, défait mercredi à domicile par Auxerre (1-2) en match en retard de la 25e journée, a manqué une occasion de reprendre le large en tête de la Ligue 1 et inquiète ses supporteurs avec seulement quatre points pris sur ses quatre derniers matches de championnat.
Les Girondins ont reçu une leçon de réalisme et de tactique, encaissant un doublé d’Ireneusz Jelen (64, 83). L’AJA en a profité pour grimper sur le podium de la Ligue 1, à la troisième place.
Bordeaux a beaucoup protesté contre la date de programmation de ce match, par la voix de son président, Jean-Louis Triaud, de son entraîneur, Laurent Blanc et même de son propriétaire, Nicolas de Tavernost. Les nerfs des Girondins, déjà usés dimanche dernier dans le match au sommet contre Montpellier (1-1), ont cette fois semblé flancher contre Auxerre.
Déjà vainqueurs de Marseille en décembre dernier, les Auxerrois, qui s’étaient imposés à l’aller à l’Abbé-Deschamps (1-0), ont poursuivi leur série de victoires en L1, la portant à quatre.
Pourtant, les Girondins, qui évoluaient avec trois meneurs – Sertic, Gourcuff et Jussiê – avaient pris le commandement sur leur première occasion.
Trémoulinas, à la réception d’une passe de Planus, repiquait vers le centre et adressait un centre-tir, qui, détourné par Pedretti trompait Sorin (7). Le défenseur latéral inscrivait à l’occasion son premier but en L1.
Les Girondins, avec l’apport en milieu défensif de leur capitaine Alou Diarra, irréprochable, monopolisaient le ballon. Ils étaient même près du 2-0, mais la frappe puissante de Sertic était repoussée sur la barre transversale par le gardien auxerrois.
Les hommes de Fernandez procédaient par quelques contres sans danger ou sur des coups de pied arrêtés.
Rassérénés par une occasion de but très nette juste après la pause, les Auxerrois, avec Pedretti comme rampe de lancement, se montraient plus offensifs face à des Girondins timorés et approximatifs.
Le remplacement de Diarra par Fernando à la mi-temps se révélait préjudiciable car elle déséquilibrait la défense des champions de France, qui subissaient nettement.
Plus mobiles, les Auxerrois étaient récompensés de leurs initiatives quand Niculae s’échappait et centrait pour Jelen, qui, du plat du pied, trompait Carrasso (64).
Jelen crucifiait les Girondins en lobant Carrasso – la balle heurtant alors la balle transversale – et en reprenant de la tête dans le but vide (83).
La bronca de Chaban-Delmas qui s’était dessinée au but égalisateur accompagnait alors toutes les actions de Bordeaux.
INDIAN WELLS (Etats-Unis) (AFP) – Le Suisse Roger Federer, absent des courts depuis son triomphe en Australie, renoue avec la compétition cette semaine au tournoi d’Indian Wells (Californie), où il devrait trouver sur sa route deux Andy: l’Américain Roddick et le Britannique Murray.
Côté dames, où l’action a commencé mercredi, le tournoi est marquée par le retour des revenantes belges Kim Clijsters et Justine Hénin qui tenteront de ravir le titre à la Russe Vera Zvonareva.
Pour sa part, Federer, N.1 mondial, essaiera d’atteindre la finale d’Indian Wells pour la première fois depuis 2006 lorsqu’il avait brandi le trophée pour la troisième année consécutive. Il avait échoué en demi-finales des deux dernières éditions, battu par Mardy Fish et Andy Murray.
Le Suisse, qui reste sur un forfait à Dubai en raison d’une infection pulmonaire, pourrait être mis à l’épreuve du Chypriote Marcos Baghdatis dès le 3e tour.
Roddick, demi-finaliste à trois reprises, devrait avoir une tâche délicate pour gagner son billet en quart, avec comme possibles adversaires au 4e tour les Français Gaël Monfils (N.12) et Richard Gasquet ou l’Argentin David Nalbandian.
Le tenant du titre espagnol Rafael Nadal, également lauréat en 2007, peut retrouver en quart le Russe Nikolay Davydenko qui a remporté leurs trois dernières confrontations. Le Majorquin, N.3 mondial, fait lui aussi sa première apparition depuis l’Open d’Australie, une blessure au genou droit l’ayant tenu éloigné des courts.
Dans le dernier quart du tableau, le Serbe Novak Djokovic peut se frotter dès le 2e tour à l’Américain Mardy Fish, pour une revanche de la finale 2008.
En cas de succès, Djokovic peut trouver sur sa route le Croate Marin Cilic, détenteur du meilleur ratio de victoires cette saison (18 pour 2 défaites) en quart de finale.
Andy Murray semble, lui, avoir un tableau assez dégagé jusqu’aux quarts, avec comme principal concurrent l’Espagnol David Ferrer.
Chez les dames, les soeurs Williams continuent de bouder le tournoi après y avoir été conspuées en 2001. La première grande affiche pourrait être le 8e de finale potentiel entre la tête de série N.1, la Russe Svetlana Kuznetsova, et Kim Clijsters, vainqueur de l’US Open 2009.
Hénin, finaliste de l’Open d’Australie cette année, a reçu une invitation et devrait se dresser sur la route de la Polonaise Agnieszka Radwanska dès le 3e tour, avant un éventuel 8e de finale contre la Française Marion Bartoli.
La tenante Zvonareva pourrait retrouver la Serbe Ana Ivanovic dès le 3e tour. Sa compatriote Elena Dementieva semble, elle, avoir une partie plutôt facile jusqu’aux quarts de finale, à l’inverse de la Bélarusse Victoria Azarenka, tête de série N.3, qui devrait affronter la Slovaque Daniela Hantuchova, double vainqueur de la compétition, en 8e de finale.
L’entraîneur du FC Barcelone Josep Guardiola et l’attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic ont été sanctionnés d’un match de suspension après avoir été exclus samedi dernier lors de la rencontre de championnat face à Almeria (2-1), a annoncé mardi le club catalan.
Guardiola avait été exclu à la 27e minute pour contestation et Ibrahimovic à la 61e après une faute peu évidente sur le défenseur d’Almeria Domingo Cisma.
Les deux hommes seront privés de la rencontre opposant le Barça à Valence dimanche prochain, importante dans la course au titre alors que le club catalan s’est fait rejoindre en tête de la Liga par le Real Madrid.
AFP
ROME (AFP) – L’AC Milan doit réaliser un exploit mercredi à Old Trafford contre Manchester United pour continuer sa route en Ligue des Champions: l’occasion à ne pas manquer pour Ronaldinho, excellent depuis plusieurs mois, et qui doit démontrer une bonne fois pour toutes qu’il est revenu à son meilleur niveau.
L’histoire est connue: à même pas 30 ans, le Brésilien, meilleur joueur du monde en 2005, semblait pratiquement en perdition, lesté par des kilos en trop et des fêtes “à gogo”. Certes, les beaux gestes, passes aveugles et autres “gri-gri”, restaient son ordinaire, mais certainement pas la condition physique et l’implication dans le jeu.
AFP/Andreas Solaroagrandir la photo
Et puis, à la faveur de l’arrivée de son compatriote Leonardo à la tête de l’équipe en début de saison, le champion du monde 2002, remis en confiance et responsabilisé, a retrouvé ses vertus. Au point qu’aujourd’hui, l’équipe a troqué sa dépendance à Kaka, parti au Real Madrid, par une autre, à Ronaldinho.
A ce sujet, les chiffres sont éloquents: sur les douze derniers buts marqués par son équipe toutes épreuves confondues, il est impliqué dans chacun d’entre eux, comme buteur, passeur ou avant-dernier passeur! Et lorsqu’il baisse légèrement le pied comme lors du match contre la Roma samedi, la conséquence est immédiate: Milan ne marque pas (0-0).
Depuis le début de la saison, il en est à 12 buts (y inclus 6 penaltys) et, mieux encore, 15 passes décisives.
Mais s’il a conquis la Lombardie et l’Italie, l’ancien joueur du Barça, 28 ans, doit désormais passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire reconquérir l’Europe et montrer qu’il compte toujours parmi les plus grands joueurs du monde même s’il ne figure même plus dans les divers classements de fin d’année.
Forcément, pour celui qui fut un des grands artisans, si ce n’est le principal, de la C1 remportée par Barcelone en 2006, cela passe par un très grand match à Old Trafford. Car c’est d’un exploit considérable, du genre de ceux qui marquent l’histoire, dont l’AC Milan a besoin pour se qualifier: battre MU, finaliste des deux dernières éditions, par 2 buts d’écart au moins.
Lors du 8e de finale aller justement, malgré la défaite 3-2, “Dinho”, auteur du 1er but et passeur décisif pour Seedorf sur le second, avait été le meilleur d’un Milan mal récompensé de ses efforts et puni par le réalisme de Manchester.
Mercredi, le Brésilien devra être au minimum tout aussi inspiré pour espérer aller plus loin. Et ce n’est pas un hasard si Silvio Berlusconi, le patron du club, s’est manifesté à la veille de la rencontre pour expliquer que Ronaldinho devra être “l’homme décisif” en Angleterre.
“C’est lui qui a le plus de potentiel, qui est capable de faire la différence avec ses tours de magie”, a déclaré le chef du gouvernement italien à la Gazzetta dello Sport, tout en l’exhortant à faire encore plus: “Mais il doit être convaincu de jouer plus devant et chercher à être plus décisif devant le but”.
Motivation supplémentaire pour Ronaldinho: la Coupe du monde en Afrique du Sud l’été prochain. Car si le sélectionneur Dunga continue encore à ne pas l’appeler, il aura du mal à l’ignorer s’il met K.O. les Red Devils.
MADRID (AFP) – Lyon rêve d’un exploit en 8e de finale retour de la Ligue des champions mercredi au stade Santiago-Bernabeu: l’OL arrive avec l’avantage du match aller (1-0) mais le Real ne peut se permettre d’arrêter si tôt alors que la finale se jouera à Madrid le 22 mai.
L’Olympique lyonnais s’était imposé 1-0 lors du match aller joué le 16 février au stade de Gerland et pour le club merengue, une élimination serait évidemment une immense déception, voire une humiliation et une source de tension au regard des sommes investies dans le recrutement des Galactiques.
A l’inverse des deux dernières éditions, l’OL, qui avait concédé un nul (1-1) handicapant en vue de la seconde manche contre MU et Barcelone, aborde le match retour de ces 8es de finale dans la situation d’une équipe qualifiée mais il lui faudra trouver le bon plan de jeu.
Doit-il chercher uniquement l’option dangereuse de préserver à tout prix le 0-0, au risque même de voler en éclats? L’OL doit-il jouer, sans trop se découvrir non plus, ni trop haut, ni trop bas, mais avec l’idée de marquer un but qui compliquerait la tâche des Madrilènes ?
“A 2-0 pour le Real, à la 88e minute, nous serons toujours en position de nous qualifier à condition de marquer. D’ailleurs il faudrait marquer”, souligne le défenseur central Jean-Alain Boumsong.
“L’idéal serait d’en inscrire un et d’en encaisser un le plus tard possible”, fait remarquer l’arrière droit Anthony Réveillère.
Après une première moitié de saison délicate, l’OL reste invaincu en championnat depuis le début de l’année 2010 avec 20 points pris sur 24 possibles et n’a plus encaissé de but depuis six matches.
“Cela nous donne confiance et sérénité”, ajoute Réveillère qui appelle “à ne pas paniquer”, en référence à l’ambiance à laquelle les Lyonnais, privés de Michel Bastos, blessé, doivent s’attendre à Bernabeu.
De son côté, le Real, qui n’a plus franchi le cap des 8es de finale depuis cinq saisons, est avide de revanche après avoir manqué totalement la première manche disputée sur un terrain en mauvais état, il y a trois semaines déjà.
Nul doute que la pelouse madrilène sera magnifique et beaucoup plus favorable au jeu rapide et technique des vedettes madrilènes parmi lesquelles le Portugais Cristiano Ronaldo, souvent très bon à domicile, le Brésilien Kaka, et surtout l’Argentin Gonzalo Higuain, en grande forme actuellement et meilleur buteur de la Liga (16 buts).
L’ancien lyonnais Karim Benzema, transféré cet été pour 35 millions d’euros, qui n’est pas titulaire au Real, a dû, quant à lui, se résoudre à déclarer forfait pour continuer de soigner une pubalgie. Le milieu Xabi Alonso et l’arrière gauche Marcelo, suspendus, seront également absents.
Le Real ne tremble pas: “Nous devrons montrer à Lyon qui commande à Bernabeu”, a notamment déclaré Cristiano Ronaldo, lundi.
“Ne pas passer serait une terrible désillusion pour le club qui veut gagner sa dixième coupe des champions car la finale est ici, chez nous”, poursuit-il, affichant sa confiance.
“Nous aurons l’esprit pour gagner, marquer et si possible sans encaisser de buts”, poursuit l’attaquant qui avait déjà croisé la route de l’OL, il y a deux ans alors qu’il portait les couleurs de Manchester United, là aussi en 8e de finale de l’épreuve (1-1, 1-0).
Le Real a gagné les 13 matches de championnat qu’il a disputés sur son terrain dont le dernier contre Séville (3-2) mais il aussi perdu contre l’AC Milan en première phase de la Ligue des champions, démontrant ainsi qu’il n’est pas invincible dans son stade.

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