MUNICH (AFP) – Menant 1 à 0 après seulement 66 secondes de jeu et archi-dominateur en première période, Manchester United a laissé le Bayern Munich revenir et s’imposer dans le temps additionnel (2-1), mardi en quart de finale aller de Ligue des champions.
Quand on est privé de son meilleur joueur, en plein doute après deux défaites consécutives en championnat et qu’on affronte une équipe qui a remporté ses sept derniers matches, on peut au moins espérer ne pas prendre un but sur la première action du match.
C’est pourtant ce qu’ont fait les Bavarois, privés d’Arjen Robben, touché à un mollet et relégué en tribunes par Louis van Gaal.
Sur le premier ballon de Manchester, plutôt anodin, Martin Demichelis taclait sèchement Nani le long de la ligne de touche. Le Portugais se chargeait de tirer le coup franc, dévié de la tête par Mark van Bommel pour… Wayne Rooney qui fusillait Jorg Butt et inscrivait son cinquième but de l’exercice en C1 après seulement 66 secondes de jeu.
Manchester United 1 – Bayern Munich KO.
Nani continuait à tourmenter Holger Badstuber qui disputait à 21 ans son 8e match dans l’élite européenne.
Le Portugais slalomait dans la défense bavaroise, mais son tir, trop écrasé, manquait de précision au grand soulagement de Butt qui semblait battu (16).
Cinq minutes plus tard, Ribéry réveillait l’Allianz-Arena d’un tir de 20 m, première occasion bavaroise captée sans mal par Edwin van der Sar.
L’équipe de Louis van Gaal donnait enfin quelques signes de vie: sur un centre de Ribéry, Altintop était surpris de se retrouver seul devant Van der Sar et ratait l’égalisation (24).
A la 28e minute, le Français, qui n’avait plus été titularisé depuis début mars à cause d’une blessure à une cheville, se jouait de Gary Neville. Son tir était repoussé par Van der Sar et la demi-volée d’Altintop passait de peu à côté.
Manchester United laissait passer l’orage et manquait d’alourdir la marque par l’inévitable Rooney. Le buteur des “Red Devils” profitait d’un mauvais renvoi de Demichelis, mais Butt sauvait in-extremis son équipe (39).
Changement radical de scénario en seconde période: le Bayern, avec un Franck Ribéry retrouvé, dominait un champion d’Angleterre soudain paralysé.
Olic, alerté par Ribéry, butait sur Van der Sar, puis Altintop, remplaçant de Robben, montrait qu’il était plus qu’un faire-valoir en se jouant de la défense mancunienne mais pas du gardien néerlandais (55).
A la 77e minute, Neville concédait un coup franc à l’entrée de sa surface de réparation. En l’absence de Robben, Ribéry le tirait et trompait Van der Sar avec l’aide du mur mancunien.
Manchester United réagissait et Vidic fracassait la transversale (82) de la tête. Dans le temps additionnel, Olic donnait la victoire à son équipe en profitant d’une improbable série d’erreurs de la défense mancunienne. le Bayern Munch tenait sa vengeance pour la finale de l’édition 1999, renversée dans le temps additionnel (2-1) par les “Red Devils”.
Pep Guardiola a rendu hommage au football plein d’audace d’Arsenal, son adversaire en quart de finale de Ligue des Champions. L’entraîneur de Barcelone a également rendu un hommage à Arsène Wenger et souligné le rôle de Thierry Henry qui fera son grand retour à Londres mercredi.
PEP GUARDIOLA, comment allez-vous aborder ce match ?
P.G. : “Arsenal jouera sur ses points forts et nous sur les nôtres. Marquer un but à l’extérieur est très important avant le retour. Nous aurons donc des intentions offensives et nous défendrons avec agressivité, au bon sens du terme. Nous essaierons avant tout de marquer. Nous voulons garder le ballon et attaquer. On ne peut pas bien défendre si on n’attaque pas bien. Mes joueurs sont très motivés. Être en quarts de finale est une chance. Surtout en sortant d’un groupe difficile comme le nôtre.”
Vous affrontez une équipe qui a la réputation, comme vous, de pratiquer un football spectaculaire mais qui sera peut-être privée de son animateur principal, Cesc Fabregas.
P.G. : “Si M. Wenger affirme que Cesc ne jouera pas, il doit avoir ses raisons. Je le crois. C’est un très bon joueur et ce serait évidemment mieux pour eux s’il participait. Depuis qu’il est tout petit, il est excellent, il a toujours été un très bon finisseur, très précis. Mais ils ont battu Porto 5 à 0 sans lui et ils ont trois ou quatre autres joueurs très dynamiques et capables de jouer au même poste. Nous allons affronter une équipe phénoménale. Beaucoup aiment leur style. C’est une équipe qui ose et M. Wenger est l’un des meilleurs entraîneurs du monde. Il fait partie de l’histoire d’Arsenal, il y a gagné des trophées et a changé la mentalité de ce club. Avec lui, c’est devenu un nouveau club, admiré dans le monde entier. C’est un honneur d’affronter une équipe comme Arsenal. Nous devrons être sérieux car nous allons affronter une équipe qui compte parmi les meilleures du monde depuis dix ou quinze ans.”
Ce match marquera aussi le retour de Henry dans “son” club. Saura-t-il gérer l’émotion ?
P.G. : “Il revient chez lui. Il est le meilleur joueur de l’histoire d’Arsenal. Ce qu’il a fait ici est étonnant. Il a un talent immense et occupe une place énorme dans ce club d’Arsenal. C’est un honneur qu’il soit désormais avec moi à Barcelone. Arsenal reste dans son coeur mais on verra qui jouera mercredi. Il est prêt et je suis certain qu’il fera un bon match car il a beaucoup d’expérience et a l’habitude de ce genre de matches.”
AFP / Eurosport
MILAN (AFP) – L’entraîneur de l’Inter José Mourinho a explicitement évoqué mardi le dopage au sujet du CSKA Moscou, que son équipe affrontera mercredi en quarts de finale aller de la Ligue des Champions à Milan.
“C’est un adversaire qui a eu quelque chose d’un peu gris dans son parcours jusqu’ici, une chose dont je ne veux cependant pas parler. Mais cela ne l’empêche pas d’être une bonne équipe qui mérite notre respect”, a d’abord déclaré le Portugais au cours du traditionnel point presse de veille de match.
Ensuite interrogé sur ce “quelque chose d’un peu gris”, le technicien a précisé sa pensée: “S’il y a deux joueurs qui vont au contrôle antidopage et qu’ils trouvent une substance qui n’est pas autorisée en compétition, il y a quelque chose de gris”.
En décembre, deux joueurs du CSKA, Sergei Ignashevich et Alexei Berezutski, avaient été contrôlés positifs à un stimulant après le match de la première phase contre Manchester United le 3 novembre.
Ils avaient ensuite été suspendus pour un match par les instances disciplinaires de l’Union européenne de football (UEFA), le club écopant pour sa part d’une amende de 25.000 euros.
Le CSKA s’était défendu en expliquant que le médecin du club avait oublié de signaler aux autorités antidopage que les deux joueurs avaient dû prendre un médicament contre le rhume qui nécessite une demande d’autorisation à des fins thérapeutiques (AUT).
Le FC Barcelone aura-t-il l’impression de se voir dans un miroir mercredi soir sur la pelouse de l’Emirates ? Un petit peu, sans doute. On ne peut pas vraiment parler d’opposition de style entre les Espagnols et les Anglais. Pour autant, une différence de taille sépare les Blaugrana des Gunners. Enfin, pas si grande que ça… Elle s’appelle Lionel Messi. Si Arsenal possède un jeu léché au possible, Barcelone répond par le même football, plus le Ballon d’Or 2009. D’une forme éblouissante ces derniers temps, l’Argentin sera l’atout numéro un de Barcelone.
“Messi est un très bon joueur, l’un des meilleurs du monde. On aime tous le regarder jouer, c’est un vrai footballeur. Mais on n’aura pas le luxe de se laisser intimider. Il ne faut pas se laisser gagner par la nervosité ou s’attacher à tel ou tel joueur”, a confié Thomas Vermaelen en conférence de presse, mardi. Pourtant, le Barça va, comme d’habitude, s’appuyer sur l’exceptionnel talent du joueur, qui, devrait constamment repiquer dans l’axe et tenter de déséquilibrer l’arrière-garde londonienne. C’est également lui qui doit permettra aux Barcelonais de gagner la bataille de la possession de balle. L’une des clés de ce duel. Mais pas la seule. “On verra qui aura le ballon le plus souvent et, quand nous ne l’aurons pas, bien défendre. Pour être champion d’Europe, il faut être costaud derrière”, a confié Txiki Begiristain, sécretaire général du club.
Pour ce faire, Pep Guardiola pourra peut-être compter sur Eric Abidal, de retour dans le groupe catalan. Le Français devrait cependant démarrer sur le banc. Pour le reste, le Barça devrait présenter un visage classique, même si Thierry Henry, souvent abonné au banc, a des chances de démarrer sur le côté gauche. “Je n’ai pas envie d’affronter Arsenal”, expliquait-il la semaine dernière. Il faudra.
Maxime DUPUIS / Eurosport
Au terme d’un match splendide, l’Olympique Lyonnais a battu Bordeaux (3-1) en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Les Rhodaniens, globalement supérieurs à des Girondins qui ont péché défensivement, prennent une sérieuse option sur la qualification en demi-finale.
LYON – BORDEAUX : 3-1
Buts : Lisandro (10e, 77e) et Bastos (32e) pour Lyon – Chamakh (14e) pour Bordeaux
Au terme de premier choc 100% français de l’histoire de la Ligue des Champions, l’Olympique Lyonnais a donc 83% de chances de rallier les demi-finales de la prestigieuse compétition européenne. Mais il serait injuste de réduire ce Lyon-Bordeaux à une simple histoire de chiffres. Mardi soir, les deux équipes ont offert la meilleure publicité possible au football français. En quatre-vingt-dix minutes, Rhodaniens et Girondins ont été à la hauteur de l’événement. Si l’on était à l’école des fans, on serait même tenté de donner une bonne note à la quasi-totalité des acteurs qui ont foulé la pelouse de Gerland. Mais voilà, à la fin du bal, il n’y aura pas que des heureux. Et, a priori, il y a de fortes chances pour ce soit Bordeaux, battu 3-1 à Gerland, qui rende les armes. Pour espérer éviter un épilogue qui semble inexorable, les hommes de Laurent Blanc devront être parfaits au retour. Pas comme mardi soir.
Certes, Lisandro Lopez et Sidney Govou, qui ont pris un jaune de trop, sont suspendus et suivront les aventures de l’OL dans les tribunes ou devant leur télévision. D’accord, Alou Diarra retrouvera ses coéquipiers et son brassard de capitaine. Mais il en faudra plus pour renverser une situation compromise par les errements défensifs de Bordeaux. A Gerland, les défenseurs girondins ont passé une sale soirée et vite mis leur équipe dans une situation délicate. Sur les deux premiers buts, Ciani et Trémoulinas ont manqué l’un après l’autre un dégagement de la tête. Les deux fois, Lisandro Lopez (10e, 1-0) et Michel Bastos (32e, 2-1) ont fait payer l’addition à un Cédric Carrasso, auteur d’un excellent match par ailleurs, et vainqueur d’un duel au couteau face à Cesar Delgado (24e).
Quand Lloris répond à Carrasso
Loin d’être au niveau derrière, les Bordelais ont été plus inspirés dans l’animation. Bien mieux que face à Marseille lors de la finale de la Coupe de la Ligue, le club girondin a failli effacer les bourdes de ses défenseurs. Mais si Carrasso a été excellent, Lloris a lui été stratosphérique. Certes, il n’a rien pu faire sur l’égalisation bordelaise, signée Chamakh (1-1, 14e), ou sur cette reprise de Wendel qui, si elle ne s’était pas écrasée sur la barre (70e), aurait sans doute changé le visage de ce quart de finale aller. Mais pour le reste, le portier des Bleus a été fidèle à lui-même, sortant de manière incroyable une talonnade inspirée et spectaculaire de Gouffran (25e) et une reprise improbable de Chamakh (61e).
A l’arrivée, ces parades pèseront dans la balance. Tout comme ce penalty accordé aux Lyonnais à un petit quart d’heure de la fin, suite à une main involontaire de Chalmé. Sur le coup, Gerland n’a pas compris ce que monsieur Brych avait sifflé. Mais lorsque Lisandro a transformé l’offrande (3-1, 77e), les supporters lyonnais ont exulté et vite fait leurs comptes. L’OL, qui n’avait jamais gagné un match en quart de finale de C1, a vaincu le signe indien et n’est plus qu’à quatre-vingt-dix petites minutes d’une demie que tout le club et le football français attend depuis 2004.
LA DECLA : Matthieu Chalmé (défenseur de Bordeaux)
“Le score est là, mais on peut être fiers du match qu’on a fait à l’extérieur, et à Lyon. On était déçus dans le vestiaire mais tout le monde y croit parce qu’on a montré de belles choses. Les deux équipes se sont mises en mode Ligue des champions, ont proposé de belles prestations, mais les Lyonnais ont été les plus efficaces. Lyon a pris une belle option. Ca reste abordable pour nous. (sur le penalty) Je touche le ballon de la main, le ballon me tape la main, mais à aucun moment je ne veux mettre la main. C’est sévère. Sur le tacle, comment je peux mettre la main volontairement? L’arbitre a sifflé, et ça servait à rien de parler, de toute façon il n’aurait pas changé sa décision, donc j’ai gardé ça pour moi”.
Maxime DUPUIS / Eurosport
Grâce à Ribéry et Olic, le Bayern Munich a battu Manchester United (2-1), en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Les Bavarois ont fait preuve de caractère après l’ouverture du score précoce de Wayne Rooney (63 secondes).
BAYERN MUNICH – MANCHESTER UNITED : 2-1
Buts : Ribéry (77e), Olic (90+2) pour le Bayern et Rooney (2e) pour Manchester
Ce ne sera pas encore pour cette fois. A la recherche d’une victoire sur le Bayern depuis la finale gagnée de Ligue des Champions en 1999, Manchester United a encore flanché. Pourtant, tout avait bien commencé pour les Mancuniens, auteur d’un but au bout de 63 secondes de jeu, le plus rapide de la saison dans cette compétition ! L’inévitable Wayne Rooney profitait d’une glissade de “Zorro” Demichelis (l’Argentin portait un impressionnant masque protecteur au visage) pour fusiller Butt (0-1, 2e). Auteur d’une faute sur Nani, Demichelis était à l’origine du coup-franc qui amenait le but de Rooney, son 18e sur les 13 derniers matchs !
La bataille du milieu de terrain était à l’avantage des visiteurs. Les Mancuniens se procuraient les occasions les plus chaude à l’image d’un centre de Nani sur la transversale (22e). En face, les Bavarois balbutiaient leur football, jouant latéralement plutôt qu’en profondeur. L’absence de Robben, touché au mollet, était pour beaucoup dans cette absence de réaction. Sur deux actions, le réalisme faisait défaut à Altintop (24e) puis Olic (28e). De son côté, Rooney manquait de réaliser le break alors qu’il se trouvait seul face à Butt (38e).
Un Bayern aux deux visages
Visiblement, Van Gaal trouvait les mots à la pause pour secouer ses joueurs. En panne d’essence jusque-là, Ribéry était de plus en plus remuant sur son côté. C’est lui qui alertait Olic, mais Van der Sar veillait au grain (46e). Sur un raid en solitaire, Altintop se heurtait une nouvelle fois au portier néerlandais (55e). La pression munichoise s’intensifiait à l’image des tirs de Pranjic (68e) et d’Olic (73e). Bousculés, les Mancuniens commettaient de plus en plus de fautes à l’image d’une main de Neville hors de la surface. Petite main et grosse conséquence puisque le coup-franc contré de Ribéry trompait Van der Sar (1-1, 77e). Les entrées en jeu de Gomez et Klöse donnaient un coup de fouet au Bayern. Après une tête de Vidic sur la transversale, la chance était du côté des joueurs de Van Gaal (83e). Le sort de la rencontre basculait dans les arrêts de jeu. Trop attentiste, Evra se faisait piquer le ballon par Olic dans la surface. Le tir du Croate ne laissait aucune chance à Van der Sar (2-1, 90e+2) ! Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Rooney se blessait sur cette dernière action dans un choc avec Gomez, une bien mauvaise nouvelle avant le choc contre Chelsea le week-end prochain.
LA DECLA : Alex Ferguson (entraîneur de Manchester United)
“On leur a trop rendu le ballon pendant la majeure partie du match. Le Bayern était une meilleure équipe aujourd’hui. Cela a été une performance décevante de notre part. Ils nous ont pressés, mais on aurait dû être meilleurs dans la conservation du ballon. Le deuxième but était très évitable… A Old Trafford, ce sera un match différent. Nous serons meilleurs, on rendra moins le ballon. On a marqué un but à l’extérieur. C’est un avantage qui pourrait compter. Wayne Rooney a reçu un coup sur la cheville. Il faudra attendre de voir demain. J’espère que ce n’est pas grave.”
Stéphane DESCHAMPS / Eurosport

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