Le Belge Eric Gerets a été nommé lundi entraîneur de la sélection marocaine de football, a annoncé la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sur son site internet.
La FRMF a également choisi Dominique Cuperly comme entraîneur-adjoint de M. Gerets, précise le communiqué.
Le 7 juin, Eric Gerets, ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille, avait indiqué dans les journaux belges Het Laatste Nieuws et De Morgen qu’il avait conclu un accord pour devenir dès cette année sélectionneur national du Maroc.
Gerets quittera son actuel club saoudien d’Al Hilal au plus tard en novembre, à l’issue de la finale de la Ligue des champions des clubs asiatiques.
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Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, a déclaré mardi avoir été “indigné” par certains comportements au sein des Bleus lors du Mondial-2010 en Afrique du Sud, mais s’est refusé à évoquer de possibles sanctions.
“Je ne peux pas faire comme s’il ne s’était rien passé en Afrique du Sud. J’ai suivi les événements avec beaucoup de tristesse. J’ai été déçu par le bilan sportif mais j’ai été surtout indigné par certains comportements. J’intégrerai ces éléments dans mes analyses et réflexions”, a déclaré Blanc lors de sa première conférence de presse comme sélectionneur.
“Ce qui m’a le plus choqué et déçu, c’est le comportement du groupe lors du seul entraînement ouvert aux médias à 48 heures d’un troisième match contre l’Afrique du Sud”, a-t-il poursuivi.
“Les responsables sont nombreux, mais ce n’est pas à moi de dire s’il y aura des sanctions. Mon problème, c’est de faire la meilleure équipe avec les meilleurs joueurs. Je ne serai pas le père fouettard”, a insisté Blanc.
“On veut faire table rase et repartir avec de nouveaux joueurs ? On peut le faire, mais vous serez les premiers à dire que l’équipe France ne gagne pas”, a-t-il lancé aux journalistes, précisant: “Je suis venu pour gagner. C’est une situation délicate, il y a des entretiens à avoir.”
Vendredi, Lilian Thuram, ancien coéquipier de Blanc en équipe de France, avait demandé Patrice Evra, capitaine des Bleus au Mondial, ne porte plus jamais le maillot tricolore en raison de son rôle de meneur dans la fronde, et que les autres joueurs responsables de la grève soient sanctionnés.
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Laurent Blanc a exposé mardi les grandes lignes de son programme pour l’équipe de France, souhaitant marquer une rupture avec son prédécesseur Raymond Domenech (jeu, staff, communication) tout en se voulant souple sur le sort des leaders discrédités par le fiasco du Mondial.
Quatre jours après l’officialisation de sa nomination à la tête des Bleus, le “Président” a pu mesurer l’attente et les espoirs que son arrivée suscite au sein d’un football français encore sous le choc après la désastreuse campagne sud-africaine de sa sélection.
Une centaine de journalistes, des employés ou dirigeants de la Fédération, ou les deux patrons du football professionnel (Frédéric Thiriez) et amateur (Fernand Duchaussoy) avaient ainsi pris place dans l’auditorium de la FFF pour écouter les premiers mots de Laurent Blanc sélectionneur.
D’emblée, l’ancien entraîneur de Bordeaux (2007-2010) est revenu sur l’épisode le plus marquant de la Coupe de monde côté français : la grève de l’entraînement, le 20 juin, et ses éventuelles conséquences.
“Je ne peux pas faire comme s’il ne s’était rien passé”, a-t-il déclaré. “J’ai été déçu par le bilan sportif mais j’ai été surtout indigné par certains comportements. J’intégrerai ces éléments dans mes analyses et réflexions”.
Une chose est sûre : Blanc n’est visiblement pas prêt à se montrer aussi radical que son ex-coéquipier Lilian Thuram, qui avait affirmé vendredi que Patrice Evra, capitaine des Bleus au Mondial, ne devait plus jamais porter le maillot de l’équipe de France.
“Les joueurs ont leur part de responsabilité mais ce n’est pas à moi de dire s’il y aura des sanctions”, a-t-il souligné. “Je ne suis pas devenu sélectionneur pour être le Père Fouettard de l’équipe de France. Mon problème, c’est de faire la meilleure équipe avec les meilleurs joueurs possibles et d’essayer de leur inculquer le meilleur état d’esprit”.
Révolution
Evra ou Ribéry et Abidal, les autres meneurs, peuvent donc théoriquement se rassurer, même si Blanc pourrait fort bien sacrifier l’un ou des membres de ce trio sur la seule foi de “sanctions sportives”.
“Peut-être que des joueurs présents en Afrique du Sud ne seront pas dans ma liste (pour le premier match amical en Norvège, le 11 août), parce que ce ne seront pas les meilleurs à leur poste”, a-t-il expliqué. D’ailleurs, il a avoué n’avoir encore aucune idée de l’identité de son futur capitaine. Evra appréciera.
Blanc, s’il se refuse à faire “table rase du passé” en ce qui concerne les joueurs, a en revanche bien l’intention de changer en profondeur le mode de fonctionnement de la sélection.
Certes, le patron des Bleus, qui sera assisté de son fidèle adjoint Jean-Louis Gasset, doit encore peaufiner la composition de son staff technique et médical. Mais avec les retours de Henri Emile (coordinateur sportif) et de Philippe Tournon (chef de presse) ou le maintien d’Alain Boghossian (entraîneur adjoint), Blanc affiche clairement sa filiation avec la génération 98, celle que Domenech avait voulu écarter de l’équipe de France en 2004.
Marino Faccioli, ancien directeur général de Lyon, sera “directeur administratif” et aura donc un rôle de manageur général, à l’image de ce qui se pratique en sélection allemande avec Oliver Bierhoff.
Pour ce qui est du jeu, Blanc a dit vouloir rester fidèle à ce qu’il avait mis en place à Bordeaux, avec une équipe “qui maîtrisera le plus possible ses matches et imposera sa façon de jouer à l’adversaire”. Une véritable révolution par rapport à l’ère Domenech.
Il lui faudra aussi restaurer une image délabrée et en finir avec une équipe de France “vivant en vase clos, coupée du monde extérieur”. Vaste chantier.
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Laurent Blanc, le nouveau sélectionneur de l’équipe de France, a affirmé qu’on “verra Fabien Barthez à Clairefontaine”, mardi soir dans un entretien pour l’émission Le Mag sur TF1.
“Je crois que, comme je l’ai eu au téléphone, on verra Fabien Barthez à Clairefontaine”, le centre d’entraînement de l’équipe de France, a lâché Laurent Blanc.
Auparavant, il s’était montré un peu plus évasif en répondant aux questions du journaliste de l’émission. A la question “Est-ce qu’il peut faire partie de votre staff?”, il a répondu “Oui”. “Est-ce qu’il va en faire partie?”, a insisté le journaliste. “Peut-être”, a seulement lâché Blanc.
Il a renvoyé la balle dans le camp de Barthez. “C’est Fabien”, qui décidera de “ce qu’il veut faire, ce qui lui tient à coeur de faire avec les gardiens de l’équipe de France”, a expliqué le nouveau sélectionneur.
Concernant Nicolas Anelka, exclu de l’équipe de France au Mondial après des insultes envers Raymond Domenech à la mi-temps du match France-Mexique, Laurent Blanc a fixé trois conditions à son retour: “Qu’il démontre footballistiquement qu’il est le meilleur à son poste, qu’il entre dans ma philosophie de jeu, et qu’il change son comportement”.
Enfin, il a estimé que Thierry Henry hypothéquerait ses chances de rester en Bleu s’il partait jouer aux Etats-Unis: “Psychologiquement, s’il va aux Etats-Unis, ça veut dire beaucoup de choses”.
Quitter ainsi l’équipe de France? “Possible dans son esprit, mais aussi certainement au-revoir le très, très haut niveau”, a ajouté Blanc à propos de l’attaquant français, actuellement sur le départ du FC Barcelone après une saison décevante, et qui pourrait partir chez les New York Red Bulls.
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L’ancien secrétaire général de l’Onu Kofi Annan a félicité l’équipe de football du Ghana, les Blacks Stars, “ambassadeurs de toute l’Afrique”, pour leur performance au Mondial-2010, malgré leur défaite en quart de finale.
“Quand bien même vous avez perdu le match sur le terrain, vous sortez vainqueurs de cette aventure. (…) Vous sortez vainqueurs du jeu parce que vous êtes de grands ambassadeurs du sport, mais aussi de toute l’Afrique”, a déclaré M. Annan, qui est lui-même ghanéen, dans une lettre aux Blacks Stars, dont l’AFP a reçu une copie.
“Aucun autre événement ne me vient à l’esprit, durant lequel notre continent tout entier s’est uni de la sorte. (…) Je suis certain d’avoir senti la terre trembler lorsque Muntari a marqué le but”.
“Du Cap au Caire et de Dakar à Dar es Salam, une puissante clameur est montée, que même le son des vuvuzelas n’a pu égaler. Cette retentissante solidarité est un hommage à vous tous et un excellent présage pour l’Afrique, trop souvent représentée par les divisions et les conflits. Vous avez gagné parce que vous nous avez réunis, nous les Africains”, a poursuivi Kofi Annan.
Le Ghana a été battu vendredi par l’Uruguay 4-2 aux tirs au but (1-1 en prolongation
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Quarante à cinquante mille personnes, selon la police, ont laissé éclater leur joie mardi soir à Amsterdam lors de la victoire des Pays-Bas contre l’Uruguay (3:2) en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010, retransmise sur le plus grand écran géant mobile d’Europe, selon les organisateurs.
Au coup de sifflet final, les supporteurs de l’équipe des Pays-Bas ont sauté de joie, levé les bras en l’air, certains se roulant par terre, dans le vacarme des klaxons et des vuvuzelas, pour saluer la première finale de Coupe du Monde des Oranjes depuis 1978 (défaite contre l’Argentine), la troisième avec 1974 (battus par l’Allemagne).
L’écran géant, d’une superficie de 88 mètres carrés, avait été installé devant le Rijksmuseum, l’un des plus célèbres musées des Pays-Bas, sur un immense terre-plein recouvert de pelouse, à proximité du musée Van Gogh.
Plus de la moitié des personnes présentes portaient un vêtement ou un accessoire orange : perruque, chapeau, parfois en forme de crinière de lion, le symbole national, lunettes de soleil, collier de fleurs en plastique, bottes agrémentées de clochettes….
Vingt-cinq mille personnes, selon la police, s’étaient rassemblées à Eindhoven où un troisième écran géant avait été installé, en complément des deux premiers, déjà présents pour le quart de finale vendredi contre le Brésil (2:1).
Vols spéciaux
A l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, quelque 700 voyageurs en transit ou sur le point d’embarquer ont assisté à la rencontre retransmise sur un écran géant installé dans la galerie commerciale de l’aéroport, devant une tribune de 300 places, selon une porte-parole de l’aéroport.
Quelques minutes après la fin de la rencontre, la compagnie aérienne néerlandaise KLM annonçait que trois vols spéciaux décolleraient samedi matin d’Amsterdam pour permettre à 1 000 supporteurs néerlandais supplémentaires d’assister à la finale dimanche contre l’Allemagne ou l’Espagne.
Dans la station balnéaire de Scheveningen, près de La Haye, les acteurs de la comédie musicale Mary Poppins devaient saluer le public vêtus d’orange à la fin de la représentation, a-t-on appris auprès de la direction du Circustheater.
Quelque 11,5 millions de Néerlandais, dans un pays qui compte 16,5 millions d’habitants, devaient regarder le match à la télévision, selon la télévision publique néerlandaise. Environ 15 000 télévisions de plus que la moyenne ont été vendues chaque semaine depuis le début de la Coupe du Monde, soit une hausse de 40 %.
La Fondation néerlandaise du cœur a mis en garde mardi les supporteurs néerlandais, les appelant à “garder leur calme” : les risques d’accident cardiaque sont 2,5 fois plus élevés lors de matches-clés comme celui de mardi soir.
AFP

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