ST. ANDREWS (Ecosse) (AFP) – Tiger Woods, vainqueur à St. Andrews à deux reprises, n’a plus aucune chance de soulever son troisième trophée britannique qui devrait revenir au surprenant Sud-Africain Louis Oosthuizen, toujours seul en tête après le 3e tour samedi.
Woods, le N.1 mondial à la recherche de son 15e tournoi majeur, n’a pas été épargné par le vent, comme vendredi, et a rendu la même carte de 73 après trois birdies, mais aussi quatre bogeys. Avec un total de 213, le champion américain se trouvait très loin de la tête de cette troisième levée du Grand Chelem.
“Ironiquement, j’ai fait de bons drives, mais je n’ai réussi aucun putting”, a commenté Tiger Woods, qui doit patienter pour devenir le premier golfeur à gagner trois fois (après 2000 et 2005) le British sur le Old Course en 150 ans.
“J’ai été aussi patient que je pouvais en faisant des ajustements, en essayant de poursuivre mon parcours, mais rien ne fonctionnait comme je le voulais”, a ajouté Woods, toujours à la recherche d’un premier succès depuis son retour en avril au Masters d’Augusta (4e).
Louis Oosthuizen, surprenant leader après un deuxième tour fortement perturbé par le vent, a pourtant démarré sa troisième journée par un bogey. Mais quatre birdies plus tard, dont un au 18e trou, le voilà toujours seul en tête, lui qui n’avait pas réussi à franchir le “cut” lors de sept de ses huit précédents tournois majeurs.
En rendant une carte de 69 pour un total de 201, soit 15 sous le par, il comptait quatre coups d’avance sur l’Anglais Paul Casey. L’Allemand Martin Kaymer se trouvait à cinq coups du leader.
“Le vent soufflait vraiment très fort. J’avais l’impression que le vent essayait de m’enlever le pantalon et ce n’est pas une bonne chose” pour jouer au golf, a réagi le Suédois Henrik Stenson, 4e à huit coups.
Mais les rafales de vent ne semblaient pas avoir de prise sur Louis Oosthuizen ou Paul Casey, auteur de la meilleure carte du jour (67) avec Stenton. Dimanche, le Old Course, considéré comme le berceau du golf, va certainement couronner un vainqueur qui n’avait jamais gagné un tournoi majeur. Ce sera alors la première fois depuis 1964 et le sacre de l’Américain Tony Lema.
STUTTGART (Allemagne) (AFP) – Le Français Gaël Monfils (N.3) s’est qualifié samedi pour la finale du tournoi ATP de Stuttgart, la première de sa saison, où il affrontera dimanche l’Espagnol Albert Montanés.
En demi-finale, Monfils a une nouvelle fois bataillé pour écarter 6-4, 4-6, 6-0 l’Espagnol Daniel Gimeno, 88e joueur mondial. Depuis son entrée en lice dans le tournoi, le Français s’est à chaque fois imposé en trois sets.
Monfils, qui n’a rencontré qu’une seule fois Montanés, concédant une défaite à Bucarest en 2005, tentera de devenir le deuxième Français à être titré sur la terre battue de Stuttgart, succédant à Jérémy Chardy, vainqueur l’an passé.
Après un premier set solide et remporté au 10e jeu, Monfils craquait sur la quatrième balle de break contre lui au septième jeu. Il laissait filer la deuxième manche, principalement en raison d’une première balle défaillante tombée à 45%.
Dans la troisième manche, il haussait son niveau et réussissait le break immédiatement pour s’envoler vers une victoire facile en conclusion.
Plus tôt dans la journée, la tête de série numéro 5, Albert Montanés s’était le premier qualifié en finale, en battant pour la première fois en cinq confrontations son compatriote Juan Carlos Ferrero (N.4), en deux sets secs (6-3, 7-6).
Les joueurs de la réserve du MANS FC, dont le jeune international haïtien Jeff Louis, ont repris le chemin de la Pincenardière (le centre d’entraînement), le mardi 13 juillet dernier pour une saison 2010-2011 de la Ligue 1 française qui s’annonce encore passionnante.
Les premiers commentaires relatifs publiés à l’égard de l’ancien joueur de l’AS Mirebalais sont plutôt rassurants. « Jeff Louis, qui s’entraînait déjà avec le groupe en fin de saison, est bien présent. Cet international haïtien (4 sélections), gaucher, devrait rapidement trouver ses marques en championnat grâce à cette période d’adaptation qu’il a connue la saison passée », lit-on sur le site officiel du club français.
Hormis Jeff Louis, ils sont onze autres jeunes qui ont repris les séances d’entraînement avec la réserve du MANS FC, ce qui a forcément changé le visage du groupe.
Citons, entre autres, les joueurs qui sont venus de l’extérieur pour encadrer les plus jeunes encore en formation: Charles Kiaku (Paris FC, formé à Laval), Sofiane Khedaira (Cassis-Carnoux, formé à Toulouse), Fernander Kassaï (Romorantin, formé au MANS FC) et Kévin Vergerolle (Châtellerault, formé à Toulouse).
Le groupe est bien sûr composé également de tous les jeunes du MANS FC, passés des U19 à la CFA : Charly Burneau, Tony Huston, Quentin Beunardeau, Jiaqi Zhang, Salif Cissé, Freddy Drogba et Anthony Koura. Ce sont ces derniers qui représentent la bonne santé du centre de formation, toujours dirigé par Denis Zanko.
Avant la séance du mardi 13 juillet, Jeff Louis et ses coéquipiers ont eu droit à une reprise classique : efforts physiques avec les préparateurs physiques et une reprise technique douce en fin de séance.
Contacté via l’Internet, l’agent de Jeff Louis a fait savoir que son protégé a de forte chance de décrocher un contrat pro, mais cela dépend de lui et des dirigeants. « Pour parapher son nom au bas d’un premier contrat professionnel à l’issue du contrat stagiaire, c’est à lui de faire le maximum. Les dirigeants du MANS peuvent très bien aussi lui proposer un contrat professionnel au bout d’un an s’ils estiment qu’il est prêt à évoluer avec les pros », a martelé Marc Daniel Saint-Ange avant de faire cette précision pour ce qui est des modalités du transfert du jeune Haïtien : « Concernant les modalités du transfert proprement dit, rien n’est encore décidé; en outre, je ne peux rien vous dire là-dessus au nom du principe du respect du secret professionnel », a-t-il conclu.
Rappelons que Jeff Louis avait rejoint le club français sur la base d’un contrat stagiaire pro de 2 ans.
Légupeterson Alexandre /petoo76@gmail.com
ASHAPS
PARIS (AFP) – L’Américaine Serena Williams, blessée au pied droit après avoir marché sur des débris de verre dans un restaurant, a déclaré forfait pour les tournois d’Istanbul, Cincinnati et Montréal, a annoncé samedi la N.1 mondiale qui doit subir une opération.
“Je suis si triste de ne pas pouvoir disputer les prochains tournois parce que je dois me faire opérer au pied. Merci pour votre soutien et j’attends avec impatience de retrouver la compétition”, a déclaré Serena Williams, victorieuse à Wimbledon de son 13e tournoi du Grand Chelem.
Serena Williams, 28 ans, s’était coupée au pied droit en marchant sur des débris de verre dans un restaurant la semaine dernière. Elle devrait reprendre la compétition à l’US Open fin août.

Après son premier jour d’entraînement en tant qu’entraîneur du Real Madrid, José Mourinho ne se sent pas obligé de faire ses preuves au Real, un club qui n’a plus rien gagné depuis deux ans. «A mon âge, avec ce que j’ai fait dans ma carrière, rien ni personne ne peuvent me demander de faire mes preuves. Je suis très motivé, je sens que j’ai une responsabilité, mais je ne sens pas de pression. Si je gagne, c’est mieux, parce qu’on aime gagner quand on s’y habitue. Mais si je perds, la vie continue et j’irai vers d’autres projets pour gagner à nouveau», a-t-il sobrement déclaré, visiblement détendu, à l’agence de presse portugaise Lusa.
«C’est difficile de gagner un championnat où joue le Barça. C’est actuellement la meilleure équipe du monde»
S’il reconnaît qu’il «aimerait beaucoup» devenir le premier entraîneur à gagner trois Championnats européens différents, sa priorité est avant tout de redonner son lustre d’antan au Real Madrid, un club mythique. «J’ai la responsabilité de redresser le club. Motiver, organiser et structurer : ce sont les bases. Un club comme le Real Madrid ne peut pas rester plus longtemps sans gagner quelque chose», selon lui. Mourinho est cependant assez lucide. «Barcelone est actuellement la meilleure équipe du monde, et il faut admettre que c’est difficile de gagner un Championnat où joue le Barça», avant d’expliquer que son projet n’est pas de courte durée.
«Je ne sais pas quand mon équipe aura le style Mourinho. Mais ce que je sais, c’est que mes équipes, en général, obtiennent des résultats la deuxième année», rappelle-t-il, en insistant sur la notion de stabilité. Mais pour lui pas de doute : le Real a les moyens de gagner à nouveau. «Des joueurs comme Kakà et Cristiano Ronaldo ne peuvent pas rester plus longtemps sans trophée. Ils ont une motivation extraordinaire que nous allons exploiter», promet-il, tout en reconnaissant que CR9 est un «grand professionnel». Avant d’évoquer brièvement les futurs transferts. «Le club va changer de direction. Les joueurs que nous allons prendre aurons un statut moins important, mais auront une marge de progression. Mais mon objectif principal est d’avoir une équipe équilibrée. Et pour cela, il faut encore quatre renforts», estime Mourinho.
L’EQUIPE
Manuel Pellegrini a livré ses premières impressions post-Real Madrid au quotidien chilien El Mercurio. Et l’entraîneur évincé au profit de José Mourinho n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il explique qu’il n’avait pas “voix au chapitre” et que le président Florentino Perez “ne comprenait rien”.
Alors que José Mourinho a dirigé son premier entraînement avec le Real Madrid vendredi, son prédécesseur, Manuel Pellegrini, est sorti de son silence. Le Chilien a livré ses premières impressions sur son année dans la capitale espagnole au quotidien de son pays El Periodico. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y va pas de main morte. L’omniprésence de Florentino Perez et son ingérence dans le sportif, la politique de stars au détriment de l’équipe, l’échec en Ligue des champions… le discours de Pellegrini n’est pas sans rappeler celui d’anciens entraîneurs du Real.
“Je n’avais pas voix au chapitre, lance d’emblée le Chilien. Avec Florentino Perez, nous avions des opinions divergentes sur l’effectif. Il a vendu des joueurs que je jugeais important dans l’équipe comme Arjen Robben et Wesley Sneijder. Et quand il y a un problème entre le président et l’entraîneur, c’est l’entraîneur qui part. Je pensais sincèrement rester plus longtemps. Ce n’est pas de l’arrogance mais j’en avais les capacités. De toute façon, même si on avait gagné le championnat, j’aurais été renvoyé”, ajoute-t-il en précisant que le Real a fait, sous sa direction, “la meilleure Liga de son histoire”.
Manuel Pellegrini n’a pas tout à fait tort, tant le président des Merengue avait fait de la Ligue des champions et de sa finale à Santiago Bernabeu, sa priorité. Sur la compétition européenne, le Chilien donne également sa version des faits. “Nous n’avions pas un effectif suffisamment solide pour la gagner. Je partageais l’idée de Florentino Perez d’enrôler les meilleurs joueurs pour le rayonnement médiatique du club mais c’était à chaque fois au même poste. Ca ne sert à rien, dans un orchestre, d’avoir les dix meilleurs guitaristes du monde s’il n’y a pas de pianiste avec. C’était le cas au Real”.
Philippe DA COSTA / Eurosport

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