Barré par la concurrence en championnat, Patrick Vieira a profité des barrages retour de la Ligue Europa pour aider Manchester City à se qualifier. Liverpool et la Juventus Turin sont également passés. En revanche, Fenerbahçe et Galatasaray, Aston Villa ou encore le Celtic Glasgow sont éliminés.
On les avait laissés en fâcheuse posture à l’issue des matches aller. Et bien cela ne s’est pas arrangé pour eux. Eux, ce sont les clubs turcs. Ils étaient quatre sur la ligne de départ de ces barrages de la Ligue Europa (Besiktas, Fenerbahçe, Galatasaray et Trabzonspor). Mais un seul verra la phase de groupes de la petite Coupe d’Europe : Besiktas. Déjà vainqueur à l’aller sur son terrain (2-0), le club stambouliote a remis ça jeudi soir sur la pelouse du modeste HSK Helsinki (0-4) grâce notamment à ses deux recrues phares de l’été, Ricardo Quaresma et Guti. Pour les trois autres en revanche, c’est l’élimination. Malgré une belle résistance (1-0 jusqu’à la 84e minute), Trabzonspor n’a pas réussi d’exploit face à Liverpool (1-2). Galatasaray, de son côté, pensait bien avoir fait le plus dur en menant 1-0 à 11 contre 10 chez le Karpaty Lviv, mais Fedetskyy est venu ruiner les espoirs de Cana et ses coéquipiers à la dernière minute (1-1). Et comme au match aller, les Ukrainiens avaient marqué deux fois en Turquie (2-2) Le coup est rude également pour Fenerbahçe qui, après avoir refait son retard du match aller face au PAOK Salonique (1-0), a dû baisser pavillon en prolongation (1-1). Et dire qu’il y a encore quelques semaines, le nouveau club de Mamadou Niang disputait le 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions
Aston Villa à la trappe Mais la Turquie n’a pas eu le monopole des mauvaises surprises. Les Britanniques aussi ont connu quelques accrocs avec les éliminations d’Aston Villa et du Celtic Glasgow. Accrocs d’autant plus surprenants que les deux clubs semblaient avoir fait le plus dur il y a une semaine. Les Villans avaient ainsi ramené le nul de Vienne (1-1), alors que le Celtic avait battu Utrecht 2-0 à domicile. Mais jeudi, patatras ! Villa a été battu 3-2 sur sa pelouse, alors que le Celtic a été balayé aux Pays-Bas (4-0). Dans la grande majorité des cas, toutefois, la logique a été respectée. Outre Liverpool, la Juventus Turin.
SPORT24
Après son triplé de la saison passée (Coupe-Championnat-C1), l’Inter, a poursuivi sur sa lancée avec la Supercoupe d’Italie et veut compléter ce “grand chelem” avec la Supercoupe d’Europe, qui l’oppose vendredi à Monaco à l’Atletico Madrid, vainqueur de l’Europa League.
Même privée de José Mourinho, parti entraîner le Real Madrid, l’Inter est en forme, comme l’a prouvé la Supercoupe d’Italie gagnée contre la Roma (3-1). “Avec l’arrivée de Benitez, quelque chose a changé par rapport à Mourinho, note Cambiasso. Il y a des petites variations dans le travail. Mais globalement, les joueurs sont les mêmes et l’ambiance n’a pas varié. Le groupe demeure la chose la plus importante, et c’est d’ailleurs ce qui nous avait permis de surpasser les quelques moments difficiles de la saison dernière”.
Face aux Romains, Eto’o, auteur de deux buts, fut particulièrement en vue et dans le rythme de son Mondial, Sneijder s’est également montré inspiré à la manoeuvre, offrant notamment une passe décisive au Camerounais. “J’espère qu’on va gagner la Supercoupe car c’est la première fois que je la joue. Et puis on veut offrir aux tifosi une nouvelle saison de succès: gagner la Supercoupe constituerait un bon début. Je vis la meilleure période de ma carrière, je me sens même mieux (physiquement) que lorsque j’étais jeune (il a 37 ans, ndlr)”, assène Zanetti.
“Notre seul avantage c’est qu’il n’y a qu’un seul match”
Benitez, lui, se veut plus méfiant à propos de l’Atletico: “C’est une équipe qui joue très bien, se repose beaucoup sur le contre. Forlan est intelligent et toujours dangereux, tandis qu’Aguero est toujours prêt et prompt a démarrer dans le dos des défenseurs. En résumé, ça ne va pas être facile“. Pourtant, dans les rangs madrilènes, la confiance n’est pas au beau fixe. L’Atletico n’a pas fait de très bons matches de préparation, même si l’équipe a remporté nettement le dernier, face aux Uruguayens de Wanderers Montevideo (3-0).
“J’ai vu un peu le match contre la Roma (remporté 3-1 par l’Inter en Supercoupe d’Italie) et c’était ce à quoi je m’attendais, dissèque Forlan. Une grande équipe, bien armée et avec des individualités énormes. Ce sera un adversaire très difficile mais ça nous le savions déjà“. L’entraîneur de l’Atletico Quique Sanchez Flores est plus que dubitatif: “Notre seul avantage c’est qu’il n’y a qu’un seul match“.
AFP
Massimiliano Allegri (entraîneur de l’AC Milan, adversaire d’Auxerre dans le groupe G): «Notre groupe et celui de l’Inter (le A, avec le Werder, Tottenham et Twente, ndlr) sont certainement les plus difficiles. Nous affronterons des équipes redoutables et bien préparées. Bien entendu, c’est très motivant de rencontrer le Real Madrid. San Siro et Santiago Bernabeu seront pleins à ras bord: le spectacle est assuré. L’Ajax et Auxerre ont brillamment passé le tour préliminaire et sont à craindre. Nous devrons parvenir à jouer tous les matches en maintenant au maximum la concentration et la condition physique. C’est un groupe de fer. Mais le Milan fera ce qu’il a à faire».
Felix Magath (entraîneur de Schalke 04, adversaire de Lyon dans le groupe B): «On était conscient qu’on allait tomber dans un groupe difficile et cela ne sera effectivement pas simple. Lyon a éliminé la saison dernière le Real Madrid, Benfica a dominé son championnat et il ne faudra pas sous-estimer l’Hapoël. L’important sera d’emmagasiner des points à domicile. Notre objectif est naturellement de nous qualifier pour le tour suivant».
Manuel Neuer (gardien de but de Schalke 04): «Quand on voit les clubs en lice dans ce groupe, on ne peut pas dire que c’est un ”gros” groupe, mais Lyon et Benfica ont beaucoup d’expérience en Ligue des champions. Notre objectif est d’atteindre les 8e de finale».
Louis van Gaal (entraîneur du Bayern Munich, opposé dans le groupe E à l’AS Rome, Bâle et Cluj): «Cela aurait pu être bien pire, mais il faudra être concentré durant toute la phase de groupes pour aller en 8e de finale. Ce qui est appréciable aussi, c’est que ce tirage au sort nous évitera de passer des heures en avion».
Klaus Allofs (directeur sportif du Werder Brême, opposé dans le groupe A à l’Inter Milan, Tottenham et FC Twente): «C’est un groupe difficile avec un favori bien établi, l’Inter Milan, mais nous voulons justifier notre rang de 9e club au classement UEFA. Il faudra viser la deuxième place. En ce moment, nous n’avons pas vraiment de chance avec les tirages au sort. On va rencontrer le Bayern Munich au 2e tour de la Coupe d’Allemagne et on était tombé contre la Sampdoria Gênes au 3e tour préliminaire de la Ligue des champions».
Torsten Frings (capitaine du Werder Brême): «Cela sera un groupe très, très difficile, mais c’est aussi pour cela qu’on veut jouer la Ligue des champions. J’avais espéré rencontrer une grosse équipe qu’on avait jamais rencontré, mais là affronter l’Inter, le tenant du titre, c’est vraiment le top. Nos supporteurs vont être comblés et les duels contre Tottenham et le FC Twente ne devraient pas être mal. Ce sont deux équipes très costaudes et on sait que jouer contre une équipe anglaise est toujours particulier». (AFP)
L’EQUIPE
L’équipe américaine a conclu sa préparation au Championnat du monde, qu’elle débutera samedi à Istanbul contre la Croatie, par une quatrième victoire en quatre matches. Les Etats-Unis ont battu la Grèce, qui était invaincue cette année en match amical, dans les grandes largeurs (87-59), mercredi à Athènes.
«Le score ne signifie pas dire grand chose car notre adversaire n’était pas au complet», a relativisé le coach Mike Krzyzewski. La sélection hellène, qui a perdu 15 ballons rien qu’en première mi-temps, a joué sans ses pivots Sofoklis Schortsanitis, légèrement blessé lors de l’échauffement, et Ioannis Bourousis. Les deux équipes ont beaucoup fait tourné, aucun joueur n’atteignant la demi-heure de temps de jeu. Néanmoins, cette nouvelle victoire, trois jours après celle en Espagne (86-85), montre que cette équipe US même amoindrie s’annonce redoutable.
Etats-Unis bat Grèce* : 87-59 (22-14, 20-18, 26-12, 19-15)
Grèce : Tsartsaris (24), Fotsis (8), Calathes (7), Spanoulis (7), Perperoglou (6), Printezis (3), Zisis (2), Diamantidis (1), Vougioukas (1), Kaimakoglou (0)
Etats-Unis : Gordon (18), Durant (15), Rose (11), Love (8), WestBrook (8), Billups (7), Iguodala (7), Gay (6), Curry (4), Granger (3), Chandler (0), Odom (0)
L’EQUIPE
PARIS (AFP) – Dans la plupart des sports un Championnat du monde constitue le rêve ultime mais le Mondial-2010 de basket, à partir de samedi en Turquie, est boudé par un nombre impressionnant de vedettes qui ont décidé de sacrifier l’événement pour mieux préparer leur prochaine saison en club.
A posteriori, le clip de promotion du Mondial, lancé il y a plusieurs mois, ressemble à un gag. On y voit, sur fond de monuments historiques, s’ébrouer quelques géants du jeu. Tony Parker dribble sur le Bosphore, arrive Pau Gasol, puis Kobe Bryant, en pleine action sur l’esplanade de la mosquée Sainte-Sophie. Andrew Bogut et Yao Ming traînent par là… Magnifique!
Sauf qu’aucun de ces joueurs ne sera en Turquie. C’est même une hécatombe. Côté américain, aucun des douze champions olympiques de Pékin n’a répondu à l’appel. L’Allemagne sera sans Nowitzki, la Russie sans Kirilenko, la France sans Parker et Noah, l’Argentine sans Ginobili… tous les pays sont touchés.
Pourquoi tant de désaffection? Parce que le tournoi, contrairement à l’Euro-2011, ne qualifie à rien, seul le champion du monde décrochant son billet pour les JO de Londres? Peut-être, mais un Mondial ne devrait-il pas suffire à lui-même?
En fait, on ne peut comprendre ce désamour général qu’à la lumière de la réalité particulière du seul sport collectif mondialisé où un championnat, en l’occurence la NBA, prime sur les sélections nationales.
La mainmise de la grande ligue américaine s’exprime à plusieurs niveaux, à commencer par l’organisation du calendrier, coupé en deux, avec les championnats et la NBA d’octobre à juin et seulement l’été réservé aux sélections.
C’est surtout le rêve que distille la NBA et sa toute puissance qui ne laissent que des miettes à la Fédération internationale (Fiba). Contrairement aux autres sports collectifs, les basketteurs en herbe rêvent souvent davantage de jouer en NBA que pour leur pays. Seuls les JO les font vraiment rêver.
Sur le plan financier, jouer en équipe nationale ne rapporte pas grand-chose si ce n’est… des blessures. C’est arrivé à plusieurs joueurs majeurs comme Gasol, Ginobili et Parker. Or les clubs NBA détestent payer très cher un invalide.
Eté après été, la plupart des franchises mettent ainsi une grosse pression sur leurs joueurs internationaux, même si dans les textes rien ne leur permet de les retenir. La plupart du temps, les joueurs “s’autocensurent” eux-mêmes et se rendent aux arguments de leurs propriétaires.
“On sait que les Américains sont intéressés par le business. Il faut s’inscrire dans des solutions +gagnant-gagnant+”, estime le Français Yvan Mainini, qui devrait être élu comme nouveau président de la Fédération internationale début septembre à Istanbul.
Mais la mise en oeuvre de ces solutions s’annonce pour le moins compliquée. Car comme le dit le sélectionneur de l’équipe de France Vincent Collet, l’un des plus touchés par cette désertion générale: “La NBA est une entité privée qui fait selon ses règles. Face à cela, la Fiba ne peut malheureusement pas faire grand chose.”
AFP
Les championnats du monde de basket commencent samedi, avec des équipes souvent amputées d’éléments-clef. Quelles stars ne seront pas là ? Pourquoi le Mondial ne passionne pas les joueurs NBA ? Qui est le mieux armé pour aller au bout ? Toutes les réponses sont ici.
QUI VA MANQUER A L’APPEL ?
C’est une véritable hécatombe. Une image résume cette situation. Pour promouvoir le Mondial, la Turquie avait fait un spot avec Tony Parker, Pau Gasol, Kobe Bryant, Mehmet Okur ou encore Andrew Bogut et Yao Ming. Du beau monde, certes. Mais voilà, pas un ne sera là. Et ils ne sont pas les seuls. L’Allemagne se présentera sans Dirk Nowitzki et Chris Kaman, la Russie sans Andreï Kirilenko et J.R. Holden, la France sans TP et Joakim Noah, l’Argentine sans Manu Ginobili, l’Espagne sans Pau Gasol et José Manuel Calderon, le Brésil sans Nenê… Ce n’est pas terminé. La Lituanie ? Zydrunas Ilgauskas, Marijonas Petravicius ou encore Ramūnas Siskauskas et les frères Lavrinovic sont out. Et pour le Team USA ? Pas un champion olympique 2008 n’a répondu à l’appel… La liste est fastidieuse. Toutes les sélections arrivent diminuées.
Certains ont de bonnes raisons. Des blessures par exemple comme Mehmet Okur (tendon d’Achille), Kobe Bryant (genou), Nenê (inflammations) ou encore Bogut et Yao Ming, qui sont en convalescence. Mais en général, les mots d’excuses des absents ne sont pas très recevables. LeBron James a évoqué la nécessité de tourner un film. Carmelo Anthony son mariage à New York. Joakim Noah sa renégociation de contrat. Et d’autres (Gasol, Parker, Kirilenko, Nowitzki…), le besoin de souffler après des saisons NBA très longues et des derniers étés chargés. L’ombre de la NBA, qui prime sur les sélections nationales grâce à sa puissance financière, pèse évidemment.
QUELLE VALEUR ACCORDER A CE TOURNOI ?
Dans l’esprit des joueurs, les Jeux Olympiques semblent avoir plus de valeur. Et comme le Mondial ne qualifie à rien (seul le champion décrochera sa place aux Jeux), il n’est pas indispensable. Les franchises NBA ne sont aussi pas étrangères à ce désamour. Si elles acceptent de lâcher leurs joueurs plus facilement pour les Jeux, où l’enjeu économique est plus important, elles sont plus frileuses avec le Mondial. “On sait que les Américains sont intéressés par le business. Il faut s’inscrire dans des solutions gagnant-gagnant”, estime Yvan Mainini, qui devrait être élu comme nouveau président de la Fédération internationale début septembre à Istanbul.
Mais la FIBA n’est pas non plus exempte de tout reproche. Le fait d’organiser une grande compétition internationale tous les ans est montré du doigt. Alors certes, les sélections nationales ne vivent que durant l’été mais les NBAers ont déjà au moins 82 matches dans les jambes et sur le plan financier, jouer en équipe national ne change pas la vie d’un membre de la toute puissance ligue nord-américaine. L’instance internationale a, en plus, décidé de ne donner que deux billets pour les Jeux à l’Euro 2011 et de rajouter un tournoi pré-olympique au début de l’été 2012. “Il faudrait que les joueurs NBA viennent dans toutes ces compétitions pour augmenter l’attractivité du basket et de la NBA”, regrette Vincent Collet, le sélectionneur des Bleus. Avec ce rythme, ce n’est pas gagné.
POURQUOI LES ETATS-UNIS N’ONT-ILS QUE TROIS TITRES EN 15 EDITIONS ?
Si les Etats-Unis dominent le monde aux Jeux Olympiques, la donne est bien différente aux championnats du monde. Auréolés de 13 médaillés d’or aux JO, les Américains n’ont que trois titres aux Mondiaux à leur palmarès. Les raisons sont multiples. Le manque d’intérêt de la compétition, qui a tardé à prendre de l’ampleur après son lancement suite à de nombreux boycotts politiques, en est une. L’aura des Jeux Olympiques en est une autre. Mais elles n’expliquent pas tout. Depuis quelques années, les Etats-Unis ont recommencé à s’intéresser aux Mondiaux. Et ils sont souvent tombés de haut.
Si en 1994 la Dream Team II a déroulé au Canada dans le sillage du Shaq, tout s’est compliqué par la suite. Le lock-out NBA (grève des joueurs) a gâché l’édition 1998. Et depuis, le Team USA va de désillusions en désillusions. En 2002, c’est le fiasco. Pour la première fois depuis la présence des joueurs NBA dans les compétitions officielles, l’équipe américaine a connu la défaite. Trois fois ! Et en plus sur ses terres. Un véritable choc sur la planète basket. En 2006 avec la génération de la draft 2003 (LeBron James, Anthony, Wade), l’équipe US a connu à nouveau l’échec.
QUI SONT LEURS RIVAUX ?
Avec les nombreux forfaits, les zones d’ombre sont nombreuses. Sans ses champions olympiques, le Team USA est ainsi un mystère. Emmenée par Kevin Durant, il a des talents, son collectif s’est mis en place au fil des matches amicaux mais la formation américaine manque de poids sous le cercle. Sur le papier, l’Espagne, championne du monde en titre, possède les armes pour garder son titre et contrecarrer les plans US. Mais il faudra apprendre à vivre sans Pau Gasol et José Manuel Calderon. Chez elle, la Turquie, dans le sillage d’Hidayet Turkoglu et Esan Ilyasova, compte aussi avoir son mot à dire. Mais l’Argentine – avec Delfino, Scola et Oberto, la Serbie -, vice-championne d’Europe, le Brésil et son secteur intérieur fourni même en l’absence de Nenê, l’expérimentée sélection grecque, ou encore la jeune Croatie, espèrent bien jouer les trouble-fête.
Glenn CEILLIER / Eurosport

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