Analyse : La mesure de ma démesure

Il va de soi que j’ai toujours su que j’étais Haïtien, mais avec autant d’haïtianité dans les veines en guise de sang me paraît une découverte très peu conventionnelle. On va commencer par dire que je suis émotionnellement émotif (pour exagérer un peu), je ne m’en soucierai guère, mais cela prouve, entre autres, que je suis humain. Et par conséquent, devant détenir une nationalité… Haïtienne.

Quel ne fut ma joie mardi matin de tomber sur un live de ‘‘Haïti-Tempo’’ qui retransmettait le match de notre équipe nationale sénior de football contre celle du japon. Où étaient passés nos médias traditionnelle pour faire le relais ? Absence incommode ! Plusieurs raisons pourraient expliquer ce manque d’intérêt manifeste, mais je vais m’en retenir plutôt à celles qui ont été légion, évoquées sur un réseau social très prisé dans notre milieu internautique, qui pourraient se résumer en une phrase : Ils (les Grenadiers) vont se faire laminer.

Triste réalité, puisque j’ai pu assister à tout le contraire. J’ai vu une équipe haïtienne séparée de celle nippone de plusieurs kilomètres (13.108 Km), imposant, sans appel, un décalage horaire de quatorze heures (14h), qui aurait pu lui damer le pion, si le football, notre sport-roi, refrain sur toutes les lèvres, faisait l’objet de débats plus approfondis et se pratiquait dans de meilleures conditions. Surtout un Japon, premier pays asiatique qualifié pour le mondial en Russie. Avec dans ses rangs : Ideguchi, Nagatomo, Inui, Endo, Kagawa, Haraguchi… etc.

J’ai pu délecter une percée délirante de Donald Guerrier, avec beaucoup de vista et d’adresse, pour servir Kevin Lafrance, qui marqua avec un sang-froid impérieux ; et deux autres superbes buts magistraux de Duckens Nazon, digne des plus fins buteurs, à la dimension de l’admiration que lui porte le peuple haïtien. Je les avais déjà vus en live dans une séance de bizutage, je pouvais pressentir l’ambiance régnante, mais pas ce régal, agrémenté de la frayeur vécue par les japonais qui ont dû opérer pas moins de six changements pour garder la tête hors de l’eau.

En si peu de temps, Collat a délivré la marchandise, manquant de près de poser une colle à ces mondialistes. Je suis d’avis avec ceux qui tenteront de se demander : ‘‘Pourquoi n’a-t-on pas pu se défaire de nos adversaires des Caraïbes pour jouer aussi la coupe du monde ? Que nous aurait-il fallu ? Que nous manque-t-il ? Quel changement y apporter ? Quel plan de redressement ? Quelle sont les dispositions prises au regard des prochaines échéances (si on en a) ? Quel projet pour la prochaine coupe du monde (2022)? Où se situe cette atrophie sportive, plus précisément footballistique ?’’

D’aucuns diront que j’extrapole un peu, mais c’était ça l’idée, m’épancher démesurément…..

 

Par Wordson JEAN-FRANÇOIS

Wordy, le mordu (Critique avisé)

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