Cinq ans après…




Août 2005, l’ouragan Katrina dévastait New Orleans. Moins de cinq ans plus tard, les Saints, l’équipe de la ville, s’amène pour la première fois de son histoire au SuperBowl, dimanche face à Indianapolis. Ce n’est pas qu’un symbole…

Ils ont failli déménager, puis même failli perdre leur enceinte, touchée dans l’ouragan. Finalement, les Saints sont revenus, se sont même construit une équipe. Bâti un groupe, solide, taillé pour gagner dans les années futures. Car à New Orleans, plus que jamais, la destinée d’une équipe s’est conjugée avec les maux d’une ville. A bien y penser, c’est quand les habitants commençaient à panser leurs souffrances, que les Saints, eux, ont pansé les plaies d’années plus ou moins noires. Dans les faits, cela s’est traduit par l’arrivée d’un trio décisif dans l’avenir de la franchise, le quarterback Drew Brees, le coureur Reggie Bush et l’entraîneur-chef Sean Payton.

Brees n’a peur de rien Embauché pour 60 millions de dollars sur six ans, Drew Brees a rapidement pris le pouls d’une formation en manque, jusque-là, de leaders. Les saisons précédentes, déjà, le lanceur s’était illustré en affichant un bras de feu, dynamitant parfois des matches à lui seul à coup de 450 yards par rencontre. Aussi, cette saison, il a accumulé pour la quatrième année de suite plus de 4.000 yards à la passe. Il a lancé 34 passes de touchdown et n’a connu que 11 interceptions. En revanche, le revers de la médaille, avec lui, c’est qu’il a parfois tendance, comme bien d’autres quarterbacks avec pareil potentiel, d’abuser des passes, souvent longues, et de s’y perdre dans des matches où la course suffirait parfois davantage. Mais ne nous y trompons pas : c’est bien grâce à lui que New Orleans possède l’une des meilleures attaques de la NFL. Et c’est plus que jamais l’heure de Drew Brees, arrivé à maturité désormais.

Bush, l’intermittent du spectacle Vainqueur du trophée du meilleur joueur universitaire en 2005 avec Southern California, Reggie Bush n’a pas déçu en NFL. Très vite, le running-back des Saints s’est imposé comme l’élément moteur de l’attaque, permettant à Drew Brees, notamment, de se mettre moins de pression.

SPORT 24



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