Messi sacré Ballon d’Or 2009 !

Lionel Messi a été sacré Ballon d’Or France Football pour cette année 2009. La star du FC Barcelone succède à Cristiano Ronaldo après une saison exceptionnelle avec le club blaugrana. Une consécration pour le petit argentin après une carrière si atypique.
Comme une évidence. Lionel Messi a donc été sacré Ballon d’Or France Football à l’issue de cette année 2009. La récompense suprême tant attendue pour l’une des trajectoires les plus admirables de la planète football. Un cheminement sans précédent, de Rosario, sa ville natale, au Camp Nou, son jardin d’Eden, la petite merveille du football argentin a donc rejoint le paradis du haut gratin footballistique, le panthéon des artistes du ballon rond. Retour sur la carrière exceptionnelle et l’année sensationnelle du phénomène Messi.

Une revanche de la vie

Leo Messi, originaire de la province de Santa Fe à Rosario, a vu le jour il y a 22 printemps. Surdoué dès ses premières années, le petit argentin va rapidement intégrer le club des Newelll’s Old Boys. Destiné à une carrière brillante… C’est ce que diront ses premiers formateurs quand survint le terrible verdict d’une maladie hormonale. A 10 ans, l’actuel meilleur joueur du monde ne mesurait que 1,11 mètre. Dès lors, la nécessité d’un traitement colossal s’impose. Le coût de ce traitement, tout aussi colossal, s’est rapidement apparenté à un obstacle insurmontable. Mais la lumière est venue d’un homme, Carles Rexach, responsable du centre de formation du FC Barcelone. Le brillant formateur de la Cantera blaugrana a été le premier technicien à miser sur le virevoltant attaquant. Et ce premier tournant symbolisa la fin du tunnel.

En intégrant la Cantera du grand Barça, Lionel Messi a dessiné de la plus belle des manières les contours de sa future carrière. On dit souvent que lorsque le talent est là, tout est plus facile. Mais la doctrine du beau jeu, le dogme du collectif, c’est dans la capitale catalane que Lionel Messi a commencer à le développer. Ce fut donc le préambule d’une superbe histoire d’amour entre un club et son joueur. Un besoin réciproque entre une institution et un talent, véritable fil rouge de la jeune carrière du petit prodige. En plus de prendre en charge les soins médicaux de son élève, la Masia barcelonaise lui a également inculqué les fondamentaux d’une identité. Celle du FC Barcelone, celle qui permettra au Messi actuel de réaliser avec une telle aisance sa “spéciale”. Un geste qui caractérise parfaitement la coordination du talent et du collectif.

Premiers exploits, et premières comparaisons…

Les débuts de Lionel Messi sur le Vieux Continent ont pourtant été laborieux. Ce qui ne tue pas rend plus fort, certes, mais la famille du jeune argentin a dû prendre son mal en patience pour faire face à plusieurs coups durs. Fragilisé par son traitement, le dribbleur a rapidement découvert l’exigence physique et la rigueur des contacts en Espagne, caractéristiques typiquement européennes. Une première fracture du péroné (lors de son deuxième match en équipe de jeunes), l’éloigna des terrains pendant 3 mois. Puis ce fut un litige avec son ancien club des Newell’s Old Boys qui le priva de compétition durant 5 mois, au cours de l’année 2001.

Mais ces contre-temps n’ont pas empêché l’Argentin de progresser à pas de géants. Une ascension fulgurante, avant même d’intégrer l’équipe A, qui lui a permis de se forger rapidement une réputation. A 17 ans, le 16 octobre 2004, Messi fait donc ses premiers pas face à l’Espanyol Barcelone, le club de l’ombre en Catalogne. Comme un symbole… Car c’est bien dans la lumière que l’attaquant blaugrana va rapidement être projeté. ”

Quoi de mieux qu’un Clasico pour un premier match référence ?

Fréquemment aligné, le surdoué ouvre son compteur but en professionnel contre Albacete, le 1er mai 2005, devenant ainsi le buteur le plus jeune de l’histoire du club (record battu par Bojan Krkic). Dès lors, l’Argentin ne croisera plus personne sur le chemin de la gloire. Lancé lors de la saison 2005-2006 par Franck Rijkaard, il pousse progressivement un Ludovic Giuly régulier et polyvalent sur le banc. Le Français sera finalement le premier et dernier concurrent de l’Argentin à son poste… Et quoi de mieux que le Clasico pour un premier match référence ? La saison suivante, titulaire attitré, l’ailier droit signe son premier coup d’éclat en s’offrant un triplé contre l’ennemi madrilène (3-3). Un mois plus tard, il signera un chef d’œuvre, contre Getafe, en partant de son camp pour éliminer cinq joueurs et marquer dans le but vide après avoir dribblé le portier adverse. Un but mythique qui marquera le début des comparaisons avec l’idole, Diego Maradona.

Le Ballon d’Or lui tendait les bras

Le petit Leo apparait donc aux yeux de nombreux spécialistes comme le successeur du “Pibe de Oro”. En 2007, il termine sur la troisième marche du podium du Ballon d’Or France Football, derrière Kaka et Cristiano Ronaldo. Une génération exceptionnelle est née, et celui que l’on surnomme “La Pulga” en est l’un des porte-drapeaux. Entretenant le mythe à la fin de cette même saison en s’offrant un deuxième but “maradonesque” (de la main), Leo Messi est donc installé dans le confortable fauteuil des meilleurs joueurs de la planète. Cependant, à l’inverse de ses concurrents mondiaux, l’ailier blaugrana ne fructifie pas ses exploits individuels. Lors de la saison 2007-2008, Messi, souvent blessé, et le Barça, échouent à nouveau pour le titre et la Ligue des Champions. Et c’est au tour de Cristiano Ronaldo de remporter la plus belle des récompenses individuelles.

Il ne manquera donc qu’une saison pleine pour atteindre l’apothéose et faire taire les (derniers) détracteurs. Et cette saison sera celle du retour au premier plan d’un Barça royal. Le Barça de Pep Guardiola, définition même du football total. Un spectacle hebdomadaire ou tous les musiciens jouent leurs partitions. Messi en sera le maestro. Délaissant son numéro 19 pour endosser le mythique 10, Leo Messi marche sur l’eau durant cette campagne 2008-2009. Et le Barça marque les esprits, remportant un titre tant attendu en produisant le jeu le plus léché de la planète. La bande à Guardiola fera également le plein sur la péninsule ibérique en s’offrant la Coupe du Roi et la Supercoupe d’Espagne.

Mais c’est surtout sur la scène européenne que les Catalans mettent un point d’orgue à une saison sensationnelle. Le Barça s’offre la Ligue des Champions en s’imposant face au tenant du titre sur un but de Messi, de la tête…! De quoi boucler la boucle pour ce virtuose, qui a atteint son sommet en s’offrant le titre de meilleur artilleur de la plus grande compétition de clubs (9 buts). Au final, le dribbleur terminera avec 38 buts en 51 matches, formant avec Samuel Eto’o et Thierry Henry l’une des attaques les plus prolifiques d’Europe. La Supercoupe d’Europe viendra achever cette année exceptionnelle. La plus prestigieuse des récompenses individuelles est donc venue s’ajouter à ce triomphe collectif. C’est également la plus belle des récompenses pour l’une des conceptions les plus pures de ce sport, celle du dribble. Un geste simple et artistique, personnifiant les rêves de tous les fans de football. Chapeau l’artiste.

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