Par Gary Eliézer
En disputant ses 22e et 23e matchs à la tête d’Haïti avec les 2 rencontres amicales jouées contre la Tunisie et l’Islande, Sébastien Migné entre dans un cercle très restreint d’entraîneurs ayant su durer sur le banc des Grenadiers, dans un contexte où la stabilité technique reste souvent fragile dans la sélection.
Dans l’histoire de la sélection haïtienne et particulièrement, au cours des vingt dernières années, rares sont les sélectionneurs à avoir dépassé la barre des 19 ou 20 rencontres, une limite qui semblait presque naturelle au fil des cycles. À l’exception d’Antoine Tassy avec son long parcours (1965-1976 et 1980-1982) dans lequel il a dirigé l’équipe plus de 100 fois, les entraîneurs contemporains des Grenadiers ont passé très loin de ce chiffre.
Sur les 20 dernières années, seuls Carlo Marcelin (2004-2006) et ses 24 matchs puis Marc Collat ont pu échapper la barre des 19-20 rencontres, d’ailleurs Collat l’a réussi parce qu’il a eu 2 mandats: le premier (2014-2015) avec la bagatelle de 19 matchs au compteur et le second (2017-2019) pour également 19 matchs dirigés, ce qui donne un total de 38 rencontres à la tête du onze national.
En atteignant ce cap symbolique de 23 matchs dirigés, Sébastien Migné démontre non seulement une certaine continuité dans le projet sportif, mais aussi la confiance maintenue autour de son travail. Une longévité qui pourrait s’avérer précieuse dans la construction et la progression de l’équipe nationale.
Il aura la possibilité d’augmenter son compteur sur les prochains 3 mois avec la participation d’Haïti à la Coupe du monde mais entre temps, Migné est déjà dans l’histoire.