Home SélectionsSélection AFoot – Sélection : Quand la FHF soutient Wilson Isidor 

Foot – Sélection : Quand la FHF soutient Wilson Isidor 

par Douby Jean

La sélection haïtienne a remporté la bataille de l’île sur un score large (4-1). Ce résultat a laissé un goût amer dans le camp des voisins. Pendant la célébration, Wilson Isidor a lâché ses mots “Hispaniola, c’est Haïti”. Ce qui a soulevé la colère des Dominicains. Pour sa part, la FHF prend la défense son joueur.

Ce nouveau duel entre Haïtiens et Dominicains a accouché une page d’histoire. Les supporters des bleu et rouge ont été tellement nombreux au stade Félix Sanchez qu’on pouvait croire qu’on était à domicile. D’autant plus que la victoire a tourné en faveur des Grenadiers. Cela a aggacé nos voisins. Auteur d’un doublé, Wilson Isidor a tenu à rappeler que : “Hispaniola, c’est Haïti, ici c’est Haïti.”

Ces propos n’ont pas été bien réçus dans la partie Est de l’île. Pour eux, cela va au delà du cadre sportif. Le ministre des sports en République dominicaine a affirmé que la sélection haïtienne ne pourra plus utiliser ses infrastructures pour acceuillir ses matchs.  

Les responsables de la Fédération Haïtienne de Football ont également réagi sur ce sujet. “La FHF tient à rappeler que cette célébration s’est inscrite dans un contexte sportif et dans l’expression, par Wilson Isidor, de son attachement à ses origines haïtiennes. Cet attachement à Haïti ne saurait, en lui-même, être interprété comme une marque d’hostilité ou de manque de respect envers un autre peuple ou une autre nation.”

La fédération se range aux côtés de son joueur : “Dans cet esprit, la Fédération Haïtienne de Football réaffirme son soutien à ses joueurs dans l’expression de leur identité et de leur attachement à Haïti, tout en demeurant pleinement attachée aux valeurs de respect, de fair-play et de fraternité qui doivent guider le football.” 

Quelque soit le débat que cela a suscité, on se souviendra de la promenade de santé des Grenadiers et de la masterclass de Wilson Isidor. Haïti est maître de l’île.

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