La décision de la FIFA de lever la suspension de Folarin Balogun, expulsé lors des huitièmes de finale du match entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, suscite de nombreuses interrogations. Intervenue après des prises de position de responsables politiques américains, cette décision alimente les spéculations sur une possible influence extérieure.
Exclu par l’arbitre lors des 16es de finale car l’attaquant avait écrasé ses crampons sur l’arrière du pied de Tarik Muharemovic (64e), Folarin Balogun a vu son carton rouge être suspendu par la Commission de discipline de la Fifa après plusieurs contestations. Même le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s’en était mêlé assurant que la sélection s’était fait “entuber” et voilà le joueur de 25 ans est déjà disponible pour jouer contre la Belgique demain soir.
L’article 27 du Code disciplinaire de la FIFA permet de suspendre totalement ou partiellement l’application d’une mesure disciplinaire. De quoi réjouir le président américain Donald Trump: « Merci à la Fifa d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir remédié à une grave injustice », a salué l’homme le plus puissant du monde sur sa plateforme Truth Social.
“En application de l’article 27 du Code disciplinaire de la Fifa (FDC), la suspension automatique de match du joueur américain Folarin Balogun est suspendue pour une période probatoire d’un an”, a communiqué l’instance ce dimanche.
Toutefois, cette annonce a déclenché une vive polémique puisque beaucoup peinent à comprendre comment une suspension pour infractions aux articles 14 et 66 du code disciplinaire de la FIFA, présentée comme automatique après un carton rouge direct, peut finalement disparaître quelques jours plus tard?