La justice a relaxé jeudi l’ancien international de football Claude Makelele, accusé depuis 2010 par une ex-petite amie britannique de violences, ce qu’il contestait, invoquant la « légitime défense ».
L’actuel entraîneur-adjoint du Paris-Saint-Germain, âgé de 39 ans, a été relaxé de « tous les chefs de prévention », a précisé le juge du tribunal correctionnel de Versailles Thierry Bellancourt, qui statuait à juge unique.
La constitution de partie civile de Thandi Ojeer, 37 ans, a été déclarée irrecevable. En revanche, la jeune femme a été condamnée pour « abus de constitution de partie civile » et devra verser 2.000 euros de dommages et intérêts à Claude Makelele.
« J’ai eu M. Makelele au téléphone et il est très satisfait de la décision du tribunal qui a corroboré sa version des faits, à savoir qu’il s’est fait agresser chez lui par une ex, partie depuis des mois, et qu’il n’a fait que se défendre », a déclaré à l’AFP Me Arnaud Péricard, l’avocat du footballeur qui a joué cinq saisons (2003-2008) au club londonien de Chelsea.
Dans cette affaire, « on cherchait plus à soustraire de l’argent à M. Makelele qu’à faire valoir un quelconque droit », a-t-il estimé.
L’avocat de Mme Ojeer n’a pas pu être joint dans l’immédiat.
Le 6 octobre 2010, après une dispute au domicile de M. Makelele à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), Thandi Ojeer avait déposé plainte contre le sportif pour « violences » et s’était vu reconnaître quatre jours d’incapacité totale de travail.
La plainte de la jeune femme avait d’abord abouti à un rappel à la loi infligé à l’ex-footballeur en janvier 2011.
Quatre mois après leur rupture
Pour obtenir un procès, Mme Ojeer avait ensuite engagé une citation directe devant le tribunal correctionnel contre son ancien compagnon pour « violences volontaires », ce qui avait donné lieu à un procès en juin.
Lors de l’audience, la procureure Béatrice Bruchère avait écarté la thèse du footballeur de la « légitime défense » et elle avait requis cinq mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve contre M. Makelele, avec l’obligation d’indemniser son ancienne petite amie.
Thandi Ojeer, venue spécialement de Londres, où elle réside, avait raconté devant le tribunal s’être présentée ce 6 octobre 2010, soit quatre mois après sa rupture avec le finaliste du Mondial-2006, à son domicile, après lui avoir passé de nombreux appels, pour récupérer des effets personnels d’une valeur de « 30.000 euros ».
« Claude a ouvert la porte et je lui ai dit que je voulais juste récupérer mes vêtements », avait déclaré l’élégante jeune femme, qui travaille dans les relations publiques. « Il m’a poussée en arrière, je me suis accrochée à lui pour ne pas tomber. Il m’a frappée au visage, j’étais sonnée ».
L’avocat du sportif avait plaidé que cette femme était entrée « dans la maison sans y être invitée ». « Donc M. Makelele se défend et c’est lui qui appelle la police pour empêcher Mme Ojeer d’entrer », avait soutenu Me Péricard. « C’est très clairement un cas de légitime défense ».
Suite à cette dispute, Claude Makelele avait aussi porté plainte contre la jeune femme pour « intrusion » à son domicile et « agression ». Selon l’avocat de Mme Ojeer, Me Stanislas Panon, cette plainte n’avait « pas eu de suite ».
AFP