La sélection haïtienne de football s’est laborieusement qualifiée pour la dernière phase du championnat féminin de la Concacaf suite à un nul 1-1 avec la République Dominicaine. Dans le contenu, on attend toujours de voir la patte de Pia Sundhage sur le jeu des Grenadières, ceci après déjà trois matchs dirigés à la tête des bleu et rouge.
En février dernier, Pia Sundhage prenait officiellement les rênes de la sélection féminine haïtienne. Coach de renom et forte d’une longue expérience dans le football international, la Suédoise de 66 ans suscitait beaucoup d’attentes auprès des suiveurs de l’équipe haïtienne.
Élue meilleure entraîneure mondiale de l’année 2012 par la FIFA, Pia Sundhage est réputée pour la discipline tactique qu’elle insuffle à ses équipes, en plus d’avoir une certaine culture de la gagne. Avec une génération ultra talentueuse menée par Melchie Dumornay, Haïti espérait franchir un cap sous sa houlette et ainsi se hisser parmi les meilleures nations de la région.
En un peu plus de deux mois à la tête des Grenadières, l’ancienne coach des États-Unis a dirigé trois rencontres, respectivement contre Bermudes, Anguilla et la République Dominicaine. Le bilan est de deux victoires et un nul, sans compter une qualification pour la dernière phase du championnat féminin de la Concacaf.
Jusqu’ici rien de bien catastrophique. Néanmoins, le principal point où Pia Sundhage était attendue est la qualité du jeu proposé, et lors de ces trois matchs disputés, le constat est sans appel : la sélection haïtienne a régressé dans les performances fournies.
Un laps de temps trop court, quelques absences de taille et des pelouses difficiles ne suffisent pas à excuser un jeu si haché. Dans le contenu, les Grenadières ont certes la possession du ballon, mais les déchets techniques et une incapacité à créer du danger posent un problème de fond qu’il est nécessaire d’aborder.
Sans manquer de respect aux adversaires précédemment mentionnés, Haïti aurait dû faire mieux, surtout que beaucoup des buts marqués l’ont été sur des erreurs graves des défenses adverses. Il est évidement qu’il va falloir élever le niveau lors de la dernière phase, car les équipes qui attendent les bleu et rouge seront plus menaçantes en tout point.
La patte Pia Sundhage qui devait amener organisation tactique et maîtrise technique se fait toujours attendre. La qualité des joueuses haïtiennes est indéniable, cette génération étant la meilleure que le football féminin national ait jamais connu. Désormais il est temps de proposer un visage plus séduisant sur le terrain, car en jouant comme elles le font actuellement, les Grenadières ne pourront se qualifier pour la Coupe du Monde 2027 et les JO 2028.
Un sursaut d’orgueil est attendu, à Pia Sundhage de remettre ses troupes sur les bons rails.