Voir une finale de Coupe du monde a toujours été un privilège. En 2026, cela frôle l’irréel. Sur le marché officiel de revente, certains billets pour l’ultime match de la compétition atteignent des montants stratosphériques.
À l’approche de la 23e édition de la CDM, la fièvre ne se limite plus au terrain. Elle s’exprime aussi dans les prix, en totale surchauffe. Sur la plateforme de revente validée par la FIFA, des places pour la finale du 19 juillet, prévue au MetLife Stadium, sont proposées à près de 2,3 millions de dollars l’unité. Des tarifs hors normes pour des sièges pourtant situés derrière les buts.
Cette flambée s’inscrit dans une logique voulue. Si l’instance faîtière affirme ne pas fixer les prix, elle encadre le système et prélève des commissions substantielles sur chaque transaction. Un modèle inspiré des grandes ligues nord-américaines, où l’offre et la demande dictent la loi.
Mais cette dérive tarifaire suscite quelque chose de grandissant. Car même les tickets les plus abordables pour la finale dépassent désormais les 10 000 dollars, soit une progression spectaculaire depuis les premières phases de vente. Pour beaucoup de supporters, l’expérience Coupe du monde s’éloigne dangereusement de son essence populaire.
Et payer à la billetterie n’est qu’une partie de l’équation. Les frais annexes, notamment les transports autour de New York City, viennent alourdir une facture déjà vertigineuse. De quoi alimenter les critiques d’organisations de fans, qui dénoncent un système jugé opaque et excluant.
Annoncé comme le Mondial de tous les records avec surtout l’élargissement à 48 équipes, l’édition 2026 pourrait surtout marquer un tournant, celui d’un sport de plus en plus élitiste, où assister à une finale devient moins une passion qu’un privilège financier.
Imaginons deux secondes notre équipe nationale au MetLife Stadium, où 4 places de catégorie 1 sont proposées à 2 299 998 dollars chacune.